Affichage des articles dont le libellé est Art. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Art. Afficher tous les articles

jeudi 7 mai 2015

Interview : Alma Rosaz - photographe

Bonjour Alma Rosaz et merci d'avoir accepté de répondre à mes questions !
Peux-tu te présenter pour les lecteurs du blog qui ne te connaîtraient pas ?

 

Hey ! Merci à toi de m'accorder un article sur mon travail dans ton blog ! 
Alors, je m'appelle Alma Rosaz, j'ai 19 ans. Je suis actuellement en deuxième année d'étude de photographie à "University of the Arts of London".

Quand as-tu commencé à t'intéresser à la photographie ? 


Mon intérêt pour la photographie remonte à mon enfance. Depuis toute petite je passe mon temps le nez dans les albums de famille, chez mes grands-parents et chez moi, on doit en avoir des centaines en tout. J'ai toujours été attiré par les photos et l'idée de préserver un moment, un instant unique, de le garder à vie dans un album ou un cadre. Ça m'a toujours fasciné. J'ai réalisé qu'une photo était un souvenir physique. 

Ensuite, en grandissant, j'ai décidé de faire de petits films avec le vieux caméscope de mes parents. Puis un jour, en 2007, à l'âge de 11 ans, j'ai trouvé dans les affaires de mes parents un appareil numérique. Je le leur ai pris, l'ai emmené en vacances avec nous pendant lesquelles j'ai pris des tas de photos avec mes cousines. Et c'est de là que tout est parti ! J'ai ensuite vite décidé de faire des shooting photos avec mes copines, en utilisant des milliers d'accessoires. C'est alors devenu une activité du weekend. C'est comme ça que tout a commencé ! 

Une photo, un photographe t'aurait-il marqué quand tu étais plus jeune et guidé vers cette voie ?


La photographie qui m'a vraiment marqué et qui m'a incité à étudier la photo est Annie Liebovitz. Je l'ai découverte grâce à ma professeure d'art plastique quand j'étais en Première (11th grade, à la American International School of Lagos, au Nigéria). Dès que j'ai vu le travail d'Annie, je me suis rendue compte qu'il était possible de percer dans ce monde et que la photographie étant un média à travers lequel un artiste pouvait créer son propre univers. 

Natalia Vodianova représentée par DNA Model Management: photo de Annie Liebovitz

Willie Nelson: photo de Annie Liebovitz

Quand as-tu su que tu voulais consacrer ton métier à la photographie ?


J'ai su que je voulais devenir photographe quand ma professeure d'art plastique de Première a découvert mes photos et m'a dit que je devais en faire mon métier et que mes photos étaient de l'Art.
Et puis bien sûr, le travail et le succès d'Annie Leibovitz ont joué aussi.

Dans quel métier de la photographie aimerais-tu te spécialiser ? 


J'aimerais me spécialiser dans les photos de magazine de mode et plus spécifiquement dans la mode Enfants. Mon rêve serait de travailler pour le MILK Magazine. 

Quel est ton sujet favori ?


J'aime beaucoup le monde imaginaire. C'est-à-dire créer des mondes et des atmosphères non réels et apporter de la magie à une mise en scène un utilisant des accessoires. 

Qu'est-ce qui te séduit dans cet art ?


Ce qui me séduit dans la photographie c'est cette habilité à pouvoir  raconter une histoire et communiquer des émotions à travers une image figée, sans mouvements, contrairement aux films.

Exerces-tu d'autres formes artistiques ? 


J'ai beaucoup peint et dessiné jusqu'à mes 17 ans, mais j'ai vite arrêté quand je suis rentrée à l'université. 

Quelques conseils pour ceux qui se lancent dans le monde de la photographie ?


Le conseil le plus important et crucial que je donnerais est de pousser ses limites, créer les idées que l'on a dans sa tête et foncer ! Il faut être ambitieux et ne surtout pas perdre confiance en soi ! 

Aussi, il faut beaucoup regarder les magazines, les sites photos, les pages photos Facebook et aller à des expositions pour s'en inspirer et ensuite faire de plus belles photos ! 

La technique vient en dernier. Je pense que si on naît photographe, la technique est acquise naturellement. Bien sûr, il faut prendre des cours pour comprendre ce qu'est la vitesse, l'ouverture et le ISO et comment marche Photoshop, mais pour moi, le plus important c'est l'idée derrière la photo et son message.

Pour retrouvez Alma Rosaz :


Quelques photos pour découvrir Alma Rosaz :


lundi 6 avril 2015

Le Presbytère, n'a rien perdu de son charme, ni le jardin de son éclat ...




Presque deux heures de beauté des corps, des mouvements, des lumières, des sons ...
De la danse contemporaine sur du Queen entrecoupée de Mozart : ça c'est du Béjart.
Un spectacle anti-conformiste qui nous emporte dans un monde imaginaire aux milles facettes, jamais ne pourrez-vous anticiper un geste ou un saut, la surprise rythme le rapport du spectateur au spectacle. Un spectacle qui nous ébloui, au sens propre comme au figuré: les spots de lumière jaillissent tel un véritable concert de Queen, la maîtrise des chorégraphies fascinent. Comment un mouvement non conforme à la danse peut-il devenir partie prenante d'un enchaînement beau et harmonieux ?
Demandez à Béjart.  

Le Presbytère. Une oeuvre fondamentale créée en 1997 au théâtre de Chaillot à Paris. Les 37 danseurs rendent hommage non seulement à Jorge Donn et Freddie Mercury, mais aussi au grand metteur en scène décédé en 2007, Maurice Béjart.
Le Presbytère. Repris par le disciple de Béjat, Gil Roman, ce spectacle pose la question du désir et de l'amour, de la mort et de la force vitale à l'époque du sida le tout dans un choc culturel musical.

Voici les mots de Béjart lui-même présentant son oeuvre :

Il y a un peu plus de trente ans, au milieu de la surprenante musique de Berlioz entrecoupée de bombardements et de bruits de mitrailleuses, un Frère Laurent peu conventionnelle s'écriait devant Jorge Donn et Hitomi Asakawa : " Faites l'amour, pas la guerre ! ".
Aujourd'hui, Gil Roman, qui a à peu près l'âge de la création de mon Roméo et Juliette, entouré de danseurs qui n'ont jamais vu ce ballet répond : " Vous nous avez dit : faites l'amour pas la guerre. Nous avons fait l'amour, pourquoi l'amour nous fait-il la guerre ?".
Cri d'angoisse d'une jeunesse pour laquelle le problème de la mort par l'amour s'ajoute à celui des guerres multiples qui n'ont cessé dans le monde depuis la soi-disant FIN de la dernière guerre mondiale !
Mes ballets sont avant tout des rencontres : avec une musique, avec la vie, avec la mort, avec l'amour ... avec des êtres dont le passé et l'oeuvre se réincarnent en moi, de même que le danseur que je ne suis plus, se réincarne à chaque fois en des interprètes qui le dépassent.
Coup de foudre pour la musique de Queen. Invention, violence, humour, amour, tout est là. Je les aime, ils m'inspirent, ils me guident et, de temps en temps dans ce no man's land où un ballet sur la jeunesse et l'espoir puisque, indécrottable, optimiste, je crois aussi malgré tout que the show must go on, comme le chante Queen.

dimanche 15 mars 2015

La minute culturelle: L’art au XXe siècle, un changement de paradigme.


Une évolution totale de la société.


Les progrès techniques remettent en question la finalité de l’art pictural. En effet, la notion de sujet est questionnée par l’invention de la photographie et du cinématographe étant donné qu’il permet la reproduction parfaite du monde en mouvement. La  peinture doit alors se renouveler, son dessein de pouvant plus être seulement l’imitation de la nature, de la réalité.            
Les premiers artistes à tendre vers l’abstraction sont originaires de Russie ; or de grands travaux archéologiques permettent la découverte de l’icône byzantine en tant qu’œuvre d’art et plus seulement en tant qu’objet de prière. Enfin, le développement de la musique atonale initiée par Schoenberg déclenche la plongée dans l’abstraction picturale.

Les mythes fondateurs.


- Un tableau disposé à l’envers dans l’atelier de Kandinsky lui aurait donné l’idée de réaliser un sujet renversé menant progressivement sa peinture vers une forme d’abstraction.
- L’exposition à St Petersburg de Monet : En effet, dans ses séries la réalité se trouve  de plus en plus dissoute, notamment par l’omniprésence de l’eau, ainsi le travail de la couleur l’emporte sur celui de la ligne. Cependant Monet n’a pas conscience qu’il tend vers une forme d’abstraction.
Monet Claude, Water Liles Green Harmony, après 1914
Peinture à l'huile, 200 x 425 cm
Musée de l'Orangerie, Paris
- La rencontre de Kandinsky et de Schoenberg lors d’un concert de musique atonale.
La révélation connue par Kandinsky se fait ressentir dans ses paroles à Schoenberg :
«  Le destin spécifique, le cheminement autonome, la vie propre des voix individuelles dans vos compositions sont moi aussi ce que je recherche sous une forme picturale ».

Kandinsky ouvre la voie à l’abstraction.


Pour Kandinsky, l'abstraction est une « nécessité intérieure », selon lui elle s’impose, il n'était plus possible de retenir ce mouvement. 


Cet artiste a toujours hésité entre la musique et la peinture jusqu’au jour où il se décide de se consacrer entièrement à l’art pictural. Il a trente ans lorsqu’il réalise ses premières œuvres reconnues comme néo-impressionnistes. Puis, il fonde le courant du cavalier bleu (Blaue Reiter) avant de parvenir à une période divisée en trois catégories :     


- Les Impressions : toiles avec une dimension figurative.             
ex : Impression V (Parc) : On reconnait deux cavaliers. Mais les repères iconographiques se dissolvent, les tâches de couleurs libres se développent, ainsi que le travail du rythme.



ex : Impression III (Concert), 1911 : Quelques éléments figuratifs sont encore présents, mais la volonté de l’artiste n’est plus de représenter un sujet, mais transmettre des éléments musicaux ; par exemple, l’aplat jaune associé à la couleur noire produit un effet de simultanéité. 





- Les Improvisations : trace d’élans, de mouvements intérieurs.                  
ex : Improvisation 34 (Orient II) : On remarque un mélange des touches de peinture, celles-ci sont décousues, la trace du pinceau est visible, et les lignes sont présentes mais n’enferment pas la peinture.  


      
- Les Compositions : véritable passage à l’abstraction avec une absence complète de sujet.     
ex : Composition Vi : couleurs et lignes vivent leur vie indépendamment des unes et des autres.



Puis à partir des années 1920, après s’être exilé de Russie à cause d’une révolution décevante, Kandinsky décide de théoriser son travail, en particulier dans son ouvrage Point ligne sur plan. On remarque alors un recours aux formes géométriques plus systématique et une structuration de l’espace pictural beaucoup plus travaillé notamment grâce à un usage valorisé de la ligne encadrant la couleur.       
         
ex : Ligne transversale : On remarque une utilisation systématisée de formes géométriques permettant une véritable réflexion dans la composition, rien n'est réalisé de manière arbitraire.  

             

lundi 12 janvier 2015

La minute culturelle: Entrer en relation avec une œuvre

La Danse de Matisse

L’historien de l’art doit être un scientifique sans renoncer à l’amour de l’œuvre étudiée, il doit intégrer l’émotion à sa méthode de travail. Or, c'est l’invisible qui permet de susciter l’émotion : remarquer un détail nous fait entrer dans l’œuvre.
En effet, observer une œuvre c’est entrer en relation avec elle, mais surtout avec l'artiste. Or, l'artiste à pleinement conscience de l'existence de cette relation, c'est pourquoi il compose son oeuvre afin d'entrer en contact avec l'observateur. L'artiste compose le tableau d'une certaine manière afin de guider le regard du spectateur. Pour cela il a à sa disposition tous les moyens qu'il souhaite (couleur, perspective, profondeur, proportion, etc).
Prenons La Danse, pour attirer notre regard sur les personnages l'artiste a utilisé une couleur rouge assez saturée mise en valeur par un aplat de bleu et de vert soit ses couleurs complémentaires. C'est donc bien un détail qui attire notre œil, puis celui-ci à travers une observation prolongée (indispensable à la réelle compréhension d'une oeuvre) distingue de nouveaux détails qui nous sont personnels. C'est pourquoi une véritable relation s'établit entre le spectateur et l'artiste: chaque personne repère des détails différents relevant de leur propre inconscience. 


dimanche 4 janvier 2015

Niki de Saint Phalle au Grand Palais !




Dates

Du 17 septembre 2014 au 2 février 2015

Où

Grand Palais
3 Avenue du Général Eisenhower, 75008
Galeries Nationales

Quand

Du mardi au vendredi de 10h à 22h (fermeture hebdomadaire le mardi),
le mardi et le dimanche de 10h à 20h.

Note




Le potentiel et la fibre artistique de cette jeune femme au départ mannequin est véritablement exposé dans cette rétrospective. Celle-ci permet de découvrir réellement et entièrement l'oeuvre de cette artiste surtout reconnue pour ses Nanas. On se laisse surprendre par ses autres œuvres reflet d'une vie éprouvante sortant de l'ordinaire. En effet, Niki s'exprime sur des sujets féministes et engagés politiquement, ses œuvres cherchent à faire passer un véritable message et pas seulement à plaire. 








vendredi 22 août 2014

Lisbonne, une ville pleine de surprises ! J-3

J.3

7h. Ouch c'est dur ! Aujourd'hui nous abandonnons la capitale pour quelques heures: destination Sintra. Arrivées à la gare. 8h15. Deux extraordinaires portes nous accueillent, la gare formant une architecture exceptionnelle. Ces murs sculptés laissent admiratifs. 40 minutes de train plus tard nous arrivons à bon port (enfin quai !). Cette petite ville ne laisse pas de marbre sachant qu'en son sein et aux alentours se trouvent des merveilles de l'architecture ! Achat d'un ticket de bus et nous sommes parties pour un périple sur des routes étroites et sinueuses.


Premier stop: Palacio da Penna. Avant d'accéder à ce fabuleux palais une dizaine de minutes de marche s'impose à travers le magnifique parc de 200 hectares englobant cette réussite architecturale. Non je n'en fais pas des caisses. Lorsque vous arrivez en haut de la colline vous êtes forcément bouche bée devant ces couleurs chaudes et ce mélange architectural. En effet, nous nous promenons parmi un style mauresque, baroque, mais aussi gothique, renaissance, ou manuélin ! Cette perle fut réalisée par le baron Ludwig von Eschwege sous l'autorité du roi Ferdinand II. Malheureusement ce dernier ne pu pas profiter de ce chef d'oeuvre sachant que la construction, qui débuta au XIXe siècle, s'acheva l'année de sa mort en 1885.


Deuxième arrêt: Castelo dos Mouros. Il ne faut pas espérer atteindre cette splendide muraille en quelques enjambées. Une petite ascension nous mène jusqu'à l'endroit désiré. Là du château il ne reste plus que le mur d'enceinte s'étalant sur une sinueuse falaise. Construite au VIIIe ou IXe siècle, cette muraille nous renvoie à une autre époque où il fallait se rapprocher des cieux pour se protéger. Il est alors très agréable (et quelque peu fatiguant) de se promener jusqu'à la tour surplombant la montagne où une vue à 360° est là pour nous récompenser.



Troisième halte: Palàcio Nacional de Sintra. Ce palais situé au centre de la ville interroge par ses deux gigantesques cheminées en forme de cône émergeant de son édifice. Ce bâtiment classé au patrimoine mondial de l'Unesco fut tout d'abord le fruit des Maures au Ve siècle. Puis au XIVe siècle, un grand nombre d'éléments architecturaux furent reconstruits par le roi Joao 1e. On retrouve donc le style mauresque, mais aussi manuélin.


Quatrième et dernière escale: Quinta da Regaleira. Ce palais accompagné de son mystérieux parc doit être l'un des souvenirs les plus prenant de ce voyage. L’atmosphère mystique qui y règne ne peut vous laisser indifférents. Vous êtes forcément emportés dans cet univers magique qu'offrent ce palais et ses jardins. Ce chef d'oeuvre fut édifié au XXe siècle par le riche Antonio Augusto Carvalho Monteiro et l'architecte Luigi Manini. Le palais s'impose dans un style romantico-passéiste tout en retrouvant parfois le gothique, le manuélin ou le renaissant. Après avoir admiré cette accumulation de sculptures, le labyrinthe naturel vous ouvre ses portes. Nous avons alors passé des heures à parcourir les merveilles dont recèle ce jardin. Le plus impressionnant reste ce puits initiatique rejoignant les tréfonds de la terre à l'aide d'un escalier s'étalant sur neuf niveaux. En haut le soleil envahit votre vue. Mais au fond, vous êtes entourés de la pénombre donnant sur un tunnel ténébreux. Vous pouvez alors emprunter différents tunnels (une lampe torche est fortement conseillée) menant aux divers points d’intérêt du parc. Un autre lieux insolite est ce petit pont surplombant une cascade et un lac, telle une contrée magique d'un conte de fée.


jeudi 21 août 2014

Lisbonne: Une ville pleine de surprises ! J-2

J.2

8h. J'émerge lentement d'un sommeil de plomb. Le soleil transperce les rideaux. La couette se trouve à moitié par terre et l'autre moitié entortillée autour de ma cheville. A deux pas, Juliette se lève lentement. Douche. Brosse à dent. Vêtements. C'est parti ! Pour le petit-déjeuner, nous avons trouvé des pasteis de nata sur la place Dom Pedro IV, le tout accompagné d'une mangue pas assez mure.

Une fois rassasiées nous prenons la route del Castelo de Sao Jorge situé au sommet de la ville aux sept collines. Ce château fut construit au Ve siècle par les Wizigoths. Il fut ensuite visité par les Maures au IXe siècle, avant de devenir la résidence royale de plusieurs seigneurs portugais. Le premier roi à l'occuper fut Don Alfonso Henriques en 1147. Malheureusement il ne reste plus que des ruines à cause du catastrophique séisme de 1755 qui frappa Lisbonne de plein fouet. Alors en se promenant parmi ces incroyables vestiges on essaye de s'imaginer le nombre de personnes ayant foulé cette terre des siècles avant nous.




Le château se situant dans le quartier de l'Alfama nous nous sommes perdues dans les petites rues enchevêtrées les unes dans les autres de ce magnifique quartier. J'avoue que j'ai un coup de cœur pour ce labyrinthe d'artères montant ou descendant laissant seulement la place aux piétons de passer. Nous avons d'ailleurs trouvé un endroit plus qu'accueillant au milieu de ce dédale de ruelles. Un petit bar à tapas où l'on déjeune serrés les uns aux autres au milieu d'un décor très chaleureux.

Notre journée continue du côté de Graça. Nous arrivons face à l'imposant monastère Sao Vicente de Fora où bizarrement personne ne se presse. Nous nous dirigeons alors vers l'entrée et sans une minute d'attente nous nous retrouvons à l’intérieur parmi ces impressionnantes salles. Plus nous avançons et plus nous nous sentons seules. Surtout qu'aucunes indications ne guident nos pas. Ainsi nous nous promenons à notre guise dans ces grands couloirs (et escaliers) vident. Une porte s'ouvre alors sur un cloître grandiose aveuglant de ses pierres blanches. Puis, nous tombons sur une exposition de 38 panneaux d'azulejos représentant les fables de notre fameux la Fontaine. Ces remarquables céramiques content de nombreuses fables dont nous avons à peine entendu parler. L'occasion de découvrir plus que les classiques ! Notre visite continue jusqu'au remarquable toit du monastère. Un incroyable espace vide et éblouissant de soleil nous fait face offrant une vue imprenable sur la ville. L'occasion de prendre des photos sur pied sans craindre une mauvaise âme passant par là. Un monastère s'accompagnant toujours de sa cathédrale, nous découvrons cette monumentale architecture. Ces deux édifices furent réalisés par l'architecte italien Filippo Terzi entre 1582 et 1627. Mais avant, un premier monastère fut érigé en 1145 par le roi Alfonso Henriques.






Après une petite limonade au miel sur une petite terrasse, nous reprenons notre chemin. Notre journée se termine alors sur la Rua da Prata. La rue reliant la Praça da Figueira et la Praça da Commercio dans une ambiance festive grâce aux quelques groupes musicaux s'y produisant et aux restaurants proposant différents mets.






mercredi 20 août 2014

Lisbonne. Une ville pleine de surprises ! J-1



Me voilà donc partie pour ma première aventure autonome accompagnée de ma meilleure amie Juliette !
On a eu la chance de pouvoir passer 6 jours dans la capitale du Portugal cet été. On organisa ce voyage une semaine avant du coup je n'avais pas vraiment eu l'occasion de me renseigner sur la ville et ce qu'elle offrait. C'est pourquoi je fus agréablement surprise de notre séjour: il n'y eu quasiment pas une fausse note !

J.1

   Lever. 6H45. On finit la valise. Oups le chargeur ! Douche. Petit-déjeuner. 8h05. En retard comme d'habitude ! J'attrape ma valise et file retrouver la voiture de Juliette. 
40 minutes de voiture plus tard, l'aéroport Roissy Charles De Gaulle se dresse devant nous. Porte 53. Bisous. Au revoir. L'enregistrement déjà fait via internet, nous nous présentons aux contrôles. Rien en métal sur moi. Ouverture de la valise pour sortir les liquides dans leur pochette 20x20 et mon appareil photo. Passage du portique. C'est bon ! Nous récupérons notre valise et nous arrivons 1h20 en avance à la porte d'embarquement ... Ha l'attente dans les aéroports ! En plus une mauvaise surprise nous attend lorsque l'embarquement débute. Un seul bagage à main est autorisé, le sac à main étant considéré comme un à part entière. Panique à bord ! Il faut caser tout notre sac à main dans la petite valise bien pleine ... Heureusement une inconnue nous propose de prendre quelques affaires avec elle. OUF ! Après cet instant de stresse nous voilà assises au milieu d'une centaine de personnes, prêtes à décoller.


A l'arrivée des bus nous amènent à l'aeroporto sous un soleil plombant. Là nous faisons face à un dilemme: métro ou bus ? L'habitude prenant le pas, le métro l'emporte. 20 minutes à tirer notre valise dans deux métros différents avant d'arriver (enfin !) sur une magnifique place. Puis à une centaine de mètres près notre hôtel-Guest House nous attend dans un superbe immeuble orné d'azulejos bleus (carreaux de céramiques typiques de Lisbonne !). The Imperial Guest House nous accueille alors avec d'interminables escaliers ! Heureusement le responsable arrive à notre rescousse en se chargeant des valises. Après un charmant accueil, nous découvrons une petite chambre bien entretenue et très agréable. Le temps de se changer et d'envoyer des petits messages à nos parents: "On est bien arrivées ! Tout va très bien. Bisous !" nous sommes parties pour notre première expérience lisboète.


Pour le premier jour, nous avions prévu de visiter les quartiers Baixa et Rossio à deux pas de notre hôtel. Mais il faut avouer qu'une fois dans le centre nous sommes à deux pas de tout !
Nous nous baladons alors sur la Praça Dom Pedro IV ornée de ses carreaux noirs et blancs.Puis, nous nous retrouvons sur la Praça Da Figueira au centre du quartier.


Dans une rue perpendiculaire, nous passons devant le magnifique ascenseur de Santa Justa. Cet elevator fut édifié par Raoul Mesnier du Ponsard en 1902, un étudiant du grand Gustave Eiffel. En effet, on retrouve cet enchevêtrement métallique caractéristique de la Tour Eiffel. Cette oeuvre architecturale est la seule du style néogothique de Lisbonne. De plus, elle ne permet pas seulement de satisfaire l’œil du spectateur, il s'agit bien d'un ascenseur reliant les quartiers de Baixa et de Bairro Alto entre eux. Une fois à l’intérieur on croit être retourné au XXe siècle ! La cabine est conduite par un homme tenant une manivelle en fer forgée qui ne semble pas avoir été modifiée depuis sa création. Une fois arrivé en haut, il est possible de grimper un élégant petit escalier en colimaçon afin de se retrouver au sommet de cet elevator. La vue à 360° est alors à couper le souffle !


   
Nous continuons notre balade en rejoignant le bord de mer et la Praça Da Commercio.Cette gigantesque place fait face à l'eau bleu chantant sa douce mélodie ne donnant qu'une envie : plonger en son cœur. Mais malheureusement le quai n'est pas aménagé pour pouvoir se rafraîchir dans l'eau glacée de l'Atlantique. Nous nous contentons alors d'une glace au bord de l'eau !


Notre journée se termine dans le quartier de l'Alfama où nous découvrons l'épatante façade de la Casa dos Bicos. Ce bâtiment fut construit au XVIe siècle et appartenait au gouverneur du Portugal en Inde, Afonso de Albuquerque. C'est un des rares édifices à avoir survécu au violent tremblement de terre de 1755. De nos jours la fondation du célèbre lauréat portugais José Saramago s'y tient. Après avoir acheté quelques cartes postales et une traditionnelle boîte de conserve, nous retournons sur la grande place Dom Pedro IV. Puis, une bonne pizza dans l'estomac, nous rentrons rompues dans notre petite chambre.


  



mercredi 21 mai 2014

Juste pour le plaisir !

Comme quoi l'art peut réunir des inconnus d'horizons différents !
Prenez le temps de regarder cette petite vidéo qui redonne le sourire: une musique sympa, une bonne ambiance ... Il faudrait que ce soit tous les jours comme ça !




dimanche 18 mai 2014

La Nuit des Musées 2014: L'étrange Cité



Dates


Du 10 mai au 22 juin 2014

 

Où 


Au Grand-Palais
3 Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris 

 

Quand


De 10h à 19h, le lundi, mercredi et dimanche.
De 10h à 0h00, le jeudi, vendredi et samedi.
(fermé le mardi)

 

 Note



Cette mystérieuse exposition à lieu avec le projet Monumenta.  Ce concept unique au monde a été mis en place en 2007 par le Ministère de la Culture et de la Communication. Chaque année un artiste contemporain différent est invité à envahir l'incroyable espace situé sous la nef du Grand-Palais. Ils doivent concevoir une œuvre spécialement pour l'occasion qui occupera à sa manière les 14 000 mètres carrées présents sous la verrière parisienne. Cette année l'honneur est réservé à un couple d'artistes russes, Ilya et Emilia Kabakov.


Qui ?

Ilya Kabakov est né en 1933 à Dnipropetrovsk en ex-URSS. Il s'agit d'un artiste majeur sur la scène international. Il réalisé différents travaux artistiques: des installations, des peintures ou encore des sculptures.
Emilia Kabakov est née en 1945 dans la même ville. Diplomée de la Faculté de Musique de Moscou, elle sera conservatrice de musée et marchande d'art à partir de 1975 à New-York.
Leur travaux réunissent des éléments conceptuels avec ceux de la vie de tous les jours. De plus, même s'ils restent profondément attachés au contexte de l'Union Soviétique, leurs œuvres ont tout de même une dimension universelle.

Organisation 

Un parcours a été mis en place par l'artiste lui même. Le spectateur doit passer par neuf salles différents tout en déambulant dans la cité.
(Un plan est fourni à l'entrée)


Mon expérience

L'arrivée

Après une organisation de dernière minute, je réunis mes affaires, claque la porte et saute dans le bus pour attraper le train, direction: Paris 8e ! Je retrouve une amie dans le train, puis nous rejoignons Vavi à l'arrêt Champs-Elyées Clémenceau.
Une fois revenue à l'air libre face à l'imposante statue du Général De Gaulle, on remarque alors le monde. Oui, une foule s'étend devant nous. Chaque trottoir contenant une queue plus que longue ! En même temps, c'est pas tous les jours que les musées sont gratuits ! Alors prenant notre courage à deux mains nous plongeons dans cette mer humaine jusqu'à l'entrée de l'exposition Monumenta. Et là ... La magie de Paris opère encore une fois ! Nous avons choisi la seule exposition où la queue ne fait que quelques mètres. Le sourire aux lèvres nous pénétrons donc à l’intérieure de la nef. Je ne me lasserais jamais de cette extraordinaire verrière laissant passer les rayons orangés d'un soleil couchant jusqu'à nous ... Puis, après avoir longé un long et imposant mur immaculé de blanc, mon regard est attiré par une étrange structure.

La coupole

On se retrouve devant une énorme coupole changeant de couleur au rythme d'étranges et puissants sons. En effet, elle est inspiré par la théorie du musicien russe Alexandre Scriabine. Celui-ci a créé un orgue lumineux permettant une harmonie entre les sons et couleurs, grâce au système de la synesthésie. On retrouve ce concept chez le compositeur Richard Wagner avec son idée d’œuvre d'art totale. Celle-ci consiste en une union entre tous les arts ayant pour dessein le reflet de l'unité de la vie.
Cette coupole de 20 tonnes fut tout d'abord construite pour un opéra. Mais elle est maintenant utilisée pour divers évènements. 


L'entrée dans la Cité

Ce reste de porte rappelle les ruines des temples romains dressées là en souvenir d'un temps révolu. Ce vestige symbolise l'entrée dans cette cité de l'étrange, car une fois à l’intérieur vous quittez la vie parisienne pour pénétrer dans un rêve ... 


Le musée vide

La découverte d'un rêve débute avec cette étrange salle où rien n'est visible, mais tout est là. Les murs peints en rouges sont éclairés ici et là d'un halo de lumière désignant l'emplacement de tableaux inexistants. Puis au centre, d’accueillant fauteuils nous invite à prendre place. Dans ce mystérieux endroit, l'artiste invite le spectateur à laisser ses pensées vagabonder au grès de La Passacaille du fameux Jean-Sébastien Bach. Ce musée vide expose donc des sons au lieu de tableaux.



Manas

La visite continue dans une salle suffocante où s'entasse un public hétéroclite. Au centre, une immense maquette présente une ancienne ville tibétaine. Cette ville utopique de Manas était présente dans le pays mythique de Shambhala. Celle-ci était séparée en deux entre le niveau terrestre et celui de la vie quotidienne. De plus, les montagnes l'entourant permettent aux habitants de rester en lien avec le cosmos et le spirituel. 



Ce projet de ville utopique où les habitants vivraient heureux en harmonie se retrouve dans la pensée de nombreux philosophes ou architectes.
Prenons l'exemple de Voltaire qui dans son ouvrage Candide décrit l'existence d'une ville utopique: l'Eldorado. En effet, ce petit village reclus du monde entre de hautes montagnes, réunit richesse, bonheur et harmonie !   




Le centre de l'énergie cosmique

(Ça c'est du nom !)
La maquette présente au centre de la salle, regroupe trois bâtiments. Soit le réservoir antique de l'énergie cosmique, le Centre de l'énergie cosmique et le laboratoire de communication avec la noosphère. Ces infrastructures sont composées de paraboles de pierres pour capter l'énergie, située sous la terre. Puis, à la surface se trouvent des laboratoires ou des amphithéâtres, qui ont un inclinaison de soixante degrés (comme les petits bonhommes que l'ont retrouve aux angles des bâtiments). L'artiste a choisi cette angle, car il permet le déversement de l'énergie cosmique sur terre !



Pour réaliser ces maquettes, Ilya Kabakov s'est inspiré de l'antiquité où l'on retrouve des construction possédant une telle inclinaison. En effet, les pyramides égyptiennes, les ziggourats mésopotamiennes ou encore Delphes et Lhassa, ont une inclinaison de soixante degré. Aujourd'hui certains bâtiments suivent ce modèle, comme la Tour de Tatline ou la tribune pour orateur d'El Lissitzky.

 

Enfin, l'artiste essaye surtout d'expliquer les liens entre le passé et les mondes imaginaires à travers cette construction. 

Comment rencontrer un ange

Cette salle a pour but de nous expliquer comment rencontrer un ange. Selon Ilya Kabakov, cette rencontre est possible dans certaines conditions. Lorsque notre vie atteint un passage difficile, extrême. Différentes présentations de cette rencontre sont donc disposées, c'est à vous de vous y plonger pour comprendre cette aspiration vers le ciel.
Cette figure est très présente dans l'oeuvre d'Ilya Kabakov car il a subit le stalinisme de plein fouet et, à travers ce messager aux ailes immaculées, il nous rappelle qu'il est impossible de survivre sans espoir ni spiritualité. Il nous renvoie à une aspiration au bonheur et à la raison qu'il ne faut pas négliger.


L'artiste décrit un protocole pour arriver à cette rencontre surnaturelle. Il affirme qu'il faut enfiler une paire de fausses ailes blanches, puis, seul, s’assoir sur une chaise sans rien faire pendant cinq à dix minutes. Une fois terminé il faut voguer à vos occupations sans sortir de sa chambre. Puis, deux heures s'étant écoulées on doit alors répéter l'action précédente. Pour obtenir le but rechercher, il faut absolument effectuer cet exercice quotidiennement pendant deux à trois semaines.

Les portails

Lorsque que l'on pénètre à l’intérieur de cet espace, une installation attrape le regard et questionne. Une porte ouverte, seule, ne menant nul part, est positionnée au centre. Elle pose le problème de la distinction entre l'intérieur et l’extérieur. Puis, tout autour un même sujet est décliné à l'aide de techniques et couleurs changeantes à travers douze tableaux distincts. Ils sont composés d'un paysage où l'on distingue au loin une porte à différentes étapes de la journée. Cette série de tableaux rappelle les œuvres impressionnistes, ainsi que Paul Cézanne et son fauvisme. C'est comme si, l'artiste avait voulu laisser de côté l'art contemporain l'espace d'un instant.
A travers ces portails, Ilya Kabakov a voulu que le spectateur est le rôle principal dans son oeuvre. Celui-ci doit s'approprier l'espace, sachant que les portails représentent les grandes étapes de notre vie. Oui, on a tous à un moment ou un autre du passé une porte, faire un choix, abandonné une vie pour une autre ...

La chapelle blanche

On pénètre dans une salle au murs blancs entrecoupés de morceaux de peintures. Celles-ci rappellent les fresques présentent dans les anciennes églises. Mais, la blancheur des murs semblent s'emparer petit à petit de ces peintures, ici des souvenirs de l'artiste. En effet, l'on peut apercevoir des images de la propagande soviétique en partie englouties par le temps. Notre mémoire effaçant progressivement nos souvenirs ...


La chapelle sombre

Pour finir cette mystérieuse promenade, le visiteur se retrouve à nouveau dans un salle rappelant une église de la Renaissance à la lumière tamisée. Cette fois les murs sont couverts de quatre imposantes peintures aux couleurs sombres, rappelant l'époque baroque et partiellement effacée à certains endroits. De la même façon, elles évoquent des souvenirs de la période soviétique ou d'évènements singuliers de la vie de l'artiste associés les uns aux autres sans véritable liens. Cela désigne peut-être l'enchevêtrement de nos souvenirs au fond de notre mémoire. En effet, ne vous arrive-t-il pas de confondre un souvenir avec un autre ?

Conseils

Il est préférable d'éviter la foule, donc essayer d'y aller en semaine.
De plus, d'après mon expèrience, je pense qu'il faut effectuer un premier tout de la cité à sa guise sans aucunes explications, afin de se concentrer sur nos propres sentiments. Puis recommencer en suivant le parcours indiquer tout en lisant les explications.

Le plus

Une application smartphone a été spécialement créé pour l'occasion ! Elle apporte des explications et des conseils en plus, tout en vous tenant informer de la programmation.

 
En effet, des évènements sont organisés: des performances, ou la diffusion de films.
Une performance (à laquelle je n'ai malheureusement pas pu participer)
En plus, vous pouvez faire un petit coucou aux visiteurs de la Cité des Sciences via un petit robot !

(Les visages sont floutés pour garder la vie privée de ces personnes)

Compléments 

Voici la vidéo présentant l'exposition :



Une petite interview de l'artiste Ilya Kabakov :

 https://www.youtube.com/watch?v=V7PcwjlFIGM

Pour le plaisir