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mercredi 3 juin 2015

Vernissage au Jeu de paume: "Corps en résistance" de Valérie Jouve





Dates

Du 2 juin au 27 septembre 2015

Où

Au Jeu de Paume
1 place de la Concorde, Paris

Quand

Du mardi au dimanche

Notes





Cette exposition composée de sept salles présente le projet photographique de Valérie Jouve de manière à mettre en sens les images. La scénographie présente l'évolution du travail de cette artiste qui lui-même suit l'évolution du monde et se construit par rapport à celui-ci. La thématique englobant son oeuvre est celle de la présence de l'homme au monde, son rapport avec ce qui l'entoure.
A travers cette exposition, Valérie Jouve souhaite vraiment mettre en relation les images entre elles, que l'entité personnelle de chaque prise de vue communique avec les autres afin de faire entrer le spectateur dans une véritable démarche.

Cette photographe dynamique et passionnée s'attache particulièrement au travail de l'optique dans ses œuvres: Elle joue sur la perspective en la cachant ou au contraire en la mettant en avant. Ou alors elle travaille des plans successifs mis en scène les uns par rapports aux autres. 
Par exemple dans son oeuvre Sans titre (les situations), elle utilise une technique de collage en découpant diverses photographies manuellement (au ciseau) et non pas informatiquement, avant d'envoyer le tout aux retoucheurs finalisant le travail. Cette petite intervention de l'artiste "bouge beaucoup de choses". En effet au premier regard cette photographie nous semble naturelle, prise dans une rue à New York. Puis après avoir observé un instant on remarque que les deux hommes de dos semblent presque collés sur l'image. Cette intervention de l'artiste permet donc une réflexion propre de l’œil du spectateur sur l’image.
En outre, Valérie Jouve travaille l'ordonnance du temps et de l'espace. De fait, dans cette même photographie, on remarque que les deux groupes d'individus (de dos et de face) se croisent sur une même rue. Cela a pour dessein de signifier la présence de deux mondes qui s'effleurent mais ne se côtoient jamais. La photographie est donc une "chose utopique" étant donné qu'elle permet de mettre en présence des mondes qui ne se rencontrent pas dans la réalité. De plus, cette oeuvre établit une réflexion sur le moment du passage, étant donné que la photo permet de rejouer une scène que notre œil ne voit pas ou à laquelle il ne fait pas attention. 

Sans titre (les situations), 1998

Ce questionnement se retrouve dans la pièce Les sorties de bureau étant donné que celle-ci représente le dynamisme programmé des corps se déplaçant d'un espace clos à un espace public.

En outre la présence du fonde monochrome gris permet de laisser un certain mystère planer sur ces photographies. Celles-ci ne sont pas résolues mais au contraire elle sont un "mise en suspens" permettant de questionner la société. De fait, la possibilité de se réapproprier l'image nous aide à réfléchir et à nous projeter. Ces "images ouvertes" établissent un véritable rapport avec la pensée, elles sont un lieu d'expérience et non pas seulement un lieu de contemplation.

Les sorties de bureau 
http://lemagazine.jeudepaume.org/2015/05/avec-valerie-jouve-par-marta-gili-pia-viewing/

La majorité des œuvres de Valérie Jouve ne sont pas nommées afin que le spectateur puisse se les réapproprier et donc construire un rapport personnel avec celles-ci.
Cependant, un travail présenté sous forme de diaporama nomme le lieu: il s'agit du portrait des villes palestiniennes. En effet, l'artiste cherche à montrer que ce territoire possède une véritable identité sans pour autant donner une leçon sur ce qu'est la Palestine. Il s'agit d'un travail documentaire et non politique.


Sans titre, 2013
http://slash-paris.com/evenements/valerie-jouve-cinq-femmes-du-pays-de-la-lune

L'avant dernière salle présente de nouvelles pièces réalisées spécialement pour le Jeu de Paume, fait plutôt rare car Valérie Jouve présente souvent d'anciennes œuvres étant donné qu'elles possèdent leurs entités propres. Cette salle présente donc de nouvelles photographies réalisées au Guatemala. Le spectateur est introduit dans ses images par la présence d'une figure féminine de dos, il s'agit de Tania une jeune chanteuse de blues, amie de l'artiste. En effet, Valérie Jouve travaille sur un nouveau film Le Blues du Guatemala qui serait guidé par la voix de cette chanteuse. 


http://www.coproducciones.net/?lg=5&id=2&pageNum_linhasClasses=7
Propriété de L'art le souffle de la vie


Propriété de L'art le souffle de la vie

Valérie Jouve s'intéresse aussi au cinéma, c'est pourquoi deux salles sont consacrées à la présentation de certains de ses courts-métrages. Elle souhaite allier ces différents arts (photographie et cinéma). Cette volonté d'association est notamment visible dans la dernière salle de l'exposition étant donné que cinq projecteurs différents projettent tour à tour, ou en même temps, différentes vidéos sur des écrans plus ou moins larges.

Ainsi, Valérie Jouve vogue entre différents lieux pour réaliser ses œuvres: principalement Marseille, la Palestine et le Guatemala. Tout en cherchant à établir une véritable relation entre ses photographies, mais aussi avec le spectateur. Sa démarche n'est pas seulement artistique mais aussi anthropologique. En effet avant de se consacrer à la photographie celle-ci réalisa des études d'anthropologie. C'est pourquoi de ses études elle retient notamment la méthodologie, mais cherche à établir une nouvelle conclusion ne figeant pas le vivant mais au contraire cherchant à présenter l'évolution de celui-ci. 

samedi 2 mai 2015

Jean-Paul Gaultier au ... GRAND PALAIS !




Dates

Du 01 Avril 2015 au 03 Août 2015.

Où

Grand Palais
3 Avenue du Général Eisenhower, 75008
Galeries Nationales

Quand

Du mardi au vendredi de 10h à 22h (fermeture hebdomadaire le mardi),
le mardi et le dimanche de 10h à 20h.

Note (/4)




Sur les pas du retentissant Yves Saint Laurent, Jean Paul Gaultier investit le célèbre Grand Palais de son vivant !

Cette rétrospective, qui n'en est pas vraiment une, nous plonge dans l'univers hétéroclite, anticonformiste, délirant et libre du fameux styliste français Jean Paul Gaultier. Les différentes thématiques des salles nous font voyager dans les divers mondes caractérisant l'évolution de ses collections. Il s'inspire de différents univers poétiques de Jean Cocteau à Jean Genet, en passant par Jacques Prévert, afin de créer son propre monde. Pour lui, un défilé est une mise en scène, il doit raconter une histoire, faire rentrer les spectateurs dans son univers; c'est pourquoi chaque collection est unique et originale. 

La scénographie thématique nous dévoile différentes passions caractéristiques du parcours de Jean Paul Gaultier. Voici un bref avant goût de ce que vous découvrirez: 

Une salle est dédiée aux déclinaisons de sa célèbre marinière: robe, pantalon, chemise, portez cette juxtaposition de lignes comme vous le souhaitez ! On découvre notamment l'origine de ce fameux motif qui remonte à l'enfance : 
"J'aime depuis toujours l'aspect graphique, architectural de la rayure. Ma mère m'habillait avec des pulls marins, il vont avec tout. C'est un basique, un vêtement qui ne se démodera probablement jamais." (J-P Gaultier)



Jean Paul Gaultier est aussi celui qui a réintroduit le corset dans la tenue vestimentaire comme revendication de la liberté féminine. Madonna, une des principales effigies de ce styliste, a adopté le corset, elle affirme notamment : 
"Je trouve les corsets Gaultier très sexy. Les porter, c'est pour moi une façon très personnelle de m'exprimer. Seul le port forcé du corset est opprimant. [...] Quand on le détourne de sa fonction initiale, le corset devient un symbole de pouvoir et de libération sexuelle."


Cet artiste est aussi reconnu pour son anticonformisme : Il transgresse notamment les tabous de la religion. En effet, il ne cherche pas à représenter une religion en particulier mais au contraire cherche à célébrer la pluralité des croyances parcourant notre monde, aucune critique n'est émise, il souhaite seulement célébrer la beauté présente dans chaque religion.


Cette célébration de la diversité se retrouve dans sa volonté de réunir les genres au sein de ses créations. Pour lui il n'y a aucune limité sociétale, il est totalement libre dans son art et c'est bien là la beauté de l'art ! 
"Je ne crois pas que les tissus aient un sexe", affirme Jean Paul Gaultier.


La diffusion de ses créations au niveau cinématographique nous est aussi présentée. De fait, son originalité en a séduit plus d'un: Luc Besson dans son film le Cinquième Élément, ou encore Pedro Almodovar avec La peau que j'habite. De plus, il est le premier couturier à avoir été membre du jury du festival de Cannes en 2012.

La peau que j'habite

Le Cinquième Elément

Au départ, le Cinquième Elément devait réunir les acteurs Julia Roberts, Mel Gibson et Prince, mais cela ne put se faire faute de financement. Jean Paul Gaultier avait donc conçu le costume de Ruby Rhod joué par Prince. Un jour, il avait rendez-vous avec Luc Besson pour présenter ses créations à Prince. Mais Luc étant en retard, il essaya de présenter son travail dans un anglais approximatif. Pendant sa présentation Prince n'eut aucune réaction, puis plus tard il dit à Luc Besson qu'il avait été amusé par sa rencontre avec Jean Paul Gaultier; en effet, il crut entendre "fuck you" au lieu de "faux cul" !


En résumé, Jean-Paul Gaultier a une vision iconoclaste et libre de notre monde. 

"Je crois qu'aujourd'hui, la façon dont on s'habille est une forme d'expression artistique. Saint Laurent, par exemple, a fait du grand art. L'art réside dans la façon de composer la tenue entière. Prenez Jean Paul Gaultier. Ce qu'il fait est vraiment de l'art."
(Andy Warhol) 


(Désolée pour la qualité des photos, je n'avais que mon portable sur moi)

dimanche 4 janvier 2015

Niki de Saint Phalle au Grand Palais !




Dates

Du 17 septembre 2014 au 2 février 2015

Où

Grand Palais
3 Avenue du Général Eisenhower, 75008
Galeries Nationales

Quand

Du mardi au vendredi de 10h à 22h (fermeture hebdomadaire le mardi),
le mardi et le dimanche de 10h à 20h.

Note




Le potentiel et la fibre artistique de cette jeune femme au départ mannequin est véritablement exposé dans cette rétrospective. Celle-ci permet de découvrir réellement et entièrement l'oeuvre de cette artiste surtout reconnue pour ses Nanas. On se laisse surprendre par ses autres œuvres reflet d'une vie éprouvante sortant de l'ordinaire. En effet, Niki s'exprime sur des sujets féministes et engagés politiquement, ses œuvres cherchent à faire passer un véritable message et pas seulement à plaire. 








dimanche 18 mai 2014

La Nuit des Musées 2014: L'étrange Cité



Dates


Du 10 mai au 22 juin 2014

 

Où 


Au Grand-Palais
3 Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris 

 

Quand


De 10h à 19h, le lundi, mercredi et dimanche.
De 10h à 0h00, le jeudi, vendredi et samedi.
(fermé le mardi)

 

 Note



Cette mystérieuse exposition à lieu avec le projet Monumenta.  Ce concept unique au monde a été mis en place en 2007 par le Ministère de la Culture et de la Communication. Chaque année un artiste contemporain différent est invité à envahir l'incroyable espace situé sous la nef du Grand-Palais. Ils doivent concevoir une œuvre spécialement pour l'occasion qui occupera à sa manière les 14 000 mètres carrées présents sous la verrière parisienne. Cette année l'honneur est réservé à un couple d'artistes russes, Ilya et Emilia Kabakov.


Qui ?

Ilya Kabakov est né en 1933 à Dnipropetrovsk en ex-URSS. Il s'agit d'un artiste majeur sur la scène international. Il réalisé différents travaux artistiques: des installations, des peintures ou encore des sculptures.
Emilia Kabakov est née en 1945 dans la même ville. Diplomée de la Faculté de Musique de Moscou, elle sera conservatrice de musée et marchande d'art à partir de 1975 à New-York.
Leur travaux réunissent des éléments conceptuels avec ceux de la vie de tous les jours. De plus, même s'ils restent profondément attachés au contexte de l'Union Soviétique, leurs œuvres ont tout de même une dimension universelle.

Organisation 

Un parcours a été mis en place par l'artiste lui même. Le spectateur doit passer par neuf salles différents tout en déambulant dans la cité.
(Un plan est fourni à l'entrée)


Mon expérience

L'arrivée

Après une organisation de dernière minute, je réunis mes affaires, claque la porte et saute dans le bus pour attraper le train, direction: Paris 8e ! Je retrouve une amie dans le train, puis nous rejoignons Vavi à l'arrêt Champs-Elyées Clémenceau.
Une fois revenue à l'air libre face à l'imposante statue du Général De Gaulle, on remarque alors le monde. Oui, une foule s'étend devant nous. Chaque trottoir contenant une queue plus que longue ! En même temps, c'est pas tous les jours que les musées sont gratuits ! Alors prenant notre courage à deux mains nous plongeons dans cette mer humaine jusqu'à l'entrée de l'exposition Monumenta. Et là ... La magie de Paris opère encore une fois ! Nous avons choisi la seule exposition où la queue ne fait que quelques mètres. Le sourire aux lèvres nous pénétrons donc à l’intérieure de la nef. Je ne me lasserais jamais de cette extraordinaire verrière laissant passer les rayons orangés d'un soleil couchant jusqu'à nous ... Puis, après avoir longé un long et imposant mur immaculé de blanc, mon regard est attiré par une étrange structure.

La coupole

On se retrouve devant une énorme coupole changeant de couleur au rythme d'étranges et puissants sons. En effet, elle est inspiré par la théorie du musicien russe Alexandre Scriabine. Celui-ci a créé un orgue lumineux permettant une harmonie entre les sons et couleurs, grâce au système de la synesthésie. On retrouve ce concept chez le compositeur Richard Wagner avec son idée d’œuvre d'art totale. Celle-ci consiste en une union entre tous les arts ayant pour dessein le reflet de l'unité de la vie.
Cette coupole de 20 tonnes fut tout d'abord construite pour un opéra. Mais elle est maintenant utilisée pour divers évènements. 


L'entrée dans la Cité

Ce reste de porte rappelle les ruines des temples romains dressées là en souvenir d'un temps révolu. Ce vestige symbolise l'entrée dans cette cité de l'étrange, car une fois à l’intérieur vous quittez la vie parisienne pour pénétrer dans un rêve ... 


Le musée vide

La découverte d'un rêve débute avec cette étrange salle où rien n'est visible, mais tout est là. Les murs peints en rouges sont éclairés ici et là d'un halo de lumière désignant l'emplacement de tableaux inexistants. Puis au centre, d’accueillant fauteuils nous invite à prendre place. Dans ce mystérieux endroit, l'artiste invite le spectateur à laisser ses pensées vagabonder au grès de La Passacaille du fameux Jean-Sébastien Bach. Ce musée vide expose donc des sons au lieu de tableaux.



Manas

La visite continue dans une salle suffocante où s'entasse un public hétéroclite. Au centre, une immense maquette présente une ancienne ville tibétaine. Cette ville utopique de Manas était présente dans le pays mythique de Shambhala. Celle-ci était séparée en deux entre le niveau terrestre et celui de la vie quotidienne. De plus, les montagnes l'entourant permettent aux habitants de rester en lien avec le cosmos et le spirituel. 



Ce projet de ville utopique où les habitants vivraient heureux en harmonie se retrouve dans la pensée de nombreux philosophes ou architectes.
Prenons l'exemple de Voltaire qui dans son ouvrage Candide décrit l'existence d'une ville utopique: l'Eldorado. En effet, ce petit village reclus du monde entre de hautes montagnes, réunit richesse, bonheur et harmonie !   




Le centre de l'énergie cosmique

(Ça c'est du nom !)
La maquette présente au centre de la salle, regroupe trois bâtiments. Soit le réservoir antique de l'énergie cosmique, le Centre de l'énergie cosmique et le laboratoire de communication avec la noosphère. Ces infrastructures sont composées de paraboles de pierres pour capter l'énergie, située sous la terre. Puis, à la surface se trouvent des laboratoires ou des amphithéâtres, qui ont un inclinaison de soixante degrés (comme les petits bonhommes que l'ont retrouve aux angles des bâtiments). L'artiste a choisi cette angle, car il permet le déversement de l'énergie cosmique sur terre !



Pour réaliser ces maquettes, Ilya Kabakov s'est inspiré de l'antiquité où l'on retrouve des construction possédant une telle inclinaison. En effet, les pyramides égyptiennes, les ziggourats mésopotamiennes ou encore Delphes et Lhassa, ont une inclinaison de soixante degré. Aujourd'hui certains bâtiments suivent ce modèle, comme la Tour de Tatline ou la tribune pour orateur d'El Lissitzky.

 

Enfin, l'artiste essaye surtout d'expliquer les liens entre le passé et les mondes imaginaires à travers cette construction. 

Comment rencontrer un ange

Cette salle a pour but de nous expliquer comment rencontrer un ange. Selon Ilya Kabakov, cette rencontre est possible dans certaines conditions. Lorsque notre vie atteint un passage difficile, extrême. Différentes présentations de cette rencontre sont donc disposées, c'est à vous de vous y plonger pour comprendre cette aspiration vers le ciel.
Cette figure est très présente dans l'oeuvre d'Ilya Kabakov car il a subit le stalinisme de plein fouet et, à travers ce messager aux ailes immaculées, il nous rappelle qu'il est impossible de survivre sans espoir ni spiritualité. Il nous renvoie à une aspiration au bonheur et à la raison qu'il ne faut pas négliger.


L'artiste décrit un protocole pour arriver à cette rencontre surnaturelle. Il affirme qu'il faut enfiler une paire de fausses ailes blanches, puis, seul, s’assoir sur une chaise sans rien faire pendant cinq à dix minutes. Une fois terminé il faut voguer à vos occupations sans sortir de sa chambre. Puis, deux heures s'étant écoulées on doit alors répéter l'action précédente. Pour obtenir le but rechercher, il faut absolument effectuer cet exercice quotidiennement pendant deux à trois semaines.

Les portails

Lorsque que l'on pénètre à l’intérieur de cet espace, une installation attrape le regard et questionne. Une porte ouverte, seule, ne menant nul part, est positionnée au centre. Elle pose le problème de la distinction entre l'intérieur et l’extérieur. Puis, tout autour un même sujet est décliné à l'aide de techniques et couleurs changeantes à travers douze tableaux distincts. Ils sont composés d'un paysage où l'on distingue au loin une porte à différentes étapes de la journée. Cette série de tableaux rappelle les œuvres impressionnistes, ainsi que Paul Cézanne et son fauvisme. C'est comme si, l'artiste avait voulu laisser de côté l'art contemporain l'espace d'un instant.
A travers ces portails, Ilya Kabakov a voulu que le spectateur est le rôle principal dans son oeuvre. Celui-ci doit s'approprier l'espace, sachant que les portails représentent les grandes étapes de notre vie. Oui, on a tous à un moment ou un autre du passé une porte, faire un choix, abandonné une vie pour une autre ...

La chapelle blanche

On pénètre dans une salle au murs blancs entrecoupés de morceaux de peintures. Celles-ci rappellent les fresques présentent dans les anciennes églises. Mais, la blancheur des murs semblent s'emparer petit à petit de ces peintures, ici des souvenirs de l'artiste. En effet, l'on peut apercevoir des images de la propagande soviétique en partie englouties par le temps. Notre mémoire effaçant progressivement nos souvenirs ...


La chapelle sombre

Pour finir cette mystérieuse promenade, le visiteur se retrouve à nouveau dans un salle rappelant une église de la Renaissance à la lumière tamisée. Cette fois les murs sont couverts de quatre imposantes peintures aux couleurs sombres, rappelant l'époque baroque et partiellement effacée à certains endroits. De la même façon, elles évoquent des souvenirs de la période soviétique ou d'évènements singuliers de la vie de l'artiste associés les uns aux autres sans véritable liens. Cela désigne peut-être l'enchevêtrement de nos souvenirs au fond de notre mémoire. En effet, ne vous arrive-t-il pas de confondre un souvenir avec un autre ?

Conseils

Il est préférable d'éviter la foule, donc essayer d'y aller en semaine.
De plus, d'après mon expèrience, je pense qu'il faut effectuer un premier tout de la cité à sa guise sans aucunes explications, afin de se concentrer sur nos propres sentiments. Puis recommencer en suivant le parcours indiquer tout en lisant les explications.

Le plus

Une application smartphone a été spécialement créé pour l'occasion ! Elle apporte des explications et des conseils en plus, tout en vous tenant informer de la programmation.

 
En effet, des évènements sont organisés: des performances, ou la diffusion de films.
Une performance (à laquelle je n'ai malheureusement pas pu participer)
En plus, vous pouvez faire un petit coucou aux visiteurs de la Cité des Sciences via un petit robot !

(Les visages sont floutés pour garder la vie privée de ces personnes)

Compléments 

Voici la vidéo présentant l'exposition :



Une petite interview de l'artiste Ilya Kabakov :

 https://www.youtube.com/watch?v=V7PcwjlFIGM

Pour le plaisir