mercredi 27 août 2014

Lisbonne: une ville pleine de surprises ! J.6

J.6 (Dernier jour ...)

Au petit matin. Tram. Direction Belém pour notre dernière journée ! Après 30 minutes dans un tramway bondé, nous arrivons. Premier arrêt pour bien commencer: Casa Pasteis De Belem. Oui encore une pâtisserie ! Il faut bien petit-déjeuner. Ce producteur de gourmandises vit le jour en 1837 grâce à un ancien occupant du Monastère des Hiéronymites. En effet, avec la révolution libérale de 1820 tous les monastères furent fermés, donc leurs travailleurs expulsés. Ainsi c'est le seul endroit sur terre où l'on peut déguster les véritables pastéis de Belem, la recette étant tenue dans le secret le plus complet. Du coup, il faut faire la queue avant de déguster ces délices portugais.

Nous continuons sur notre lancée "belèmoise" (What ?) avec la visite du fameux Monasteiro dos Jeronimos accompagnée de sa splendide église. Ça doit être un des monuments les plus impressionnants de Lisbonne. Lorsque vous arrivez en face de cette prouesse architecturale vous êtes déjà abasourdis. Mais une fois dans le cloître, vous êtes bouche bée. Le travail des murs, des portes, des alcôves, des piliers ... J'ai dû prendre une centaine de photos seulement lors de cette visite. Cet édifice inscrit au patrimoine de l'Unesco en 1983 fut construit à partir de 1505 sous l'ordre du roi Manuel I. Il put être réalisé notamment grâce à la découverte de l'Inde par Vasco de Gama en 1495. En effet, une grande partie du paiement se fit grâce à "l'argent du poivre", soit l'impôt retenu sur le commerce des épices indiennes. L’architecture est principalement de style manuélin, mais l'on peut trouver des touches gothiques, renaissances, ou encore classiques ajoutées par différents architectes au fur et à mesure de la construction. L'église quoi que moins impressionnante vaut tout de même le détour car l'on y retrouve ce mélange de style, ainsi que de somptueux vitraux.


Des étoiles plein les yeux, nous continuons notre escapade avec le monument des découvertes. Situé au bord du Tage, il domine le quartier avec ses 52 mètres de haut. Construit dans les années 40 par Cotinelli Telmo, il fait hommage aux expéditions et aux grandes découvertes portugaises du XVe siècle. Trente-trois personnalités sont représentées dont Henri le Navigateur, Alphonse V, Vasco de Gama, Pedro Alvares, ou encore Magellan. Mais je vous avoue que je suis un peu déçue, la tour émergeant des sculptures à un aspect trop industriel selon moi.


Nous continuons alors doucement au bord de l'eau pour rejoindre la mythique Tour de Belèm. Celle-ci se dresse fière à une centaine de mètres de la terre, imposante avec ses dalles blanches et sa haute tour. L'architecte Francisco de Arruda se chargea de sa construction entre 1515 et 1519 sous la direction du roi Manuel I. Cet édifice fut réalisé en l'honneur de Vasco de Gama qui découvrit le Mozambique et l'Inde en 1498. Son dessein originel était de défendre l'accès au port et au Monastère des Jéronimos. Mais cela devint vite inutile. Alors, la tour fut utilisée comme arsenal, prison, point de paiement des taxes, ou encore comme capitainerie. Mais le plus surprenant reste l'emplacement de cette tour. En effet, à l'origine elle était située au centre du fleuve. C'est à cause du raz-de-marée qui accompagna le séisme de 1755 qu'elle se retrouva aussi proche de la côte. Tout comme le monastère, l'architecture de ce monument national mélange les styles. La façade est principalement de style manuélin. Mais au sous-sol se trouve une pièce gothique. De même, la terrasse forme un tout romano-gothique. Puis, la tour se compose aussi d'un donjon roman, d'une loggia renaissance et de dômes mauresques.


Une fois notre pique-nique au bord de l'eau terminé, nous nous dirigeons vers le musée national des carrosses. Il réunit un grand nombre de carrosses, soit d'hippomobiles, de toutes origines. Portugaises. Françaises. Italiennes. Autrichiennes. Espagnoles. Vous avez alors la possibilité de vous balader autour des différents coches allant du plus au moins luxueux. Certains étant purement et simplement des œuvres d'art.


La fin du voyage s'annonce. Nous retournons une dernière fois sur la Praça da Commercio pour déguster une glace au bord de l'eau. Terminer aussi bien que l'on a commencé, c'est ça la clef. Puis, tout s'accélère. Check out. Métro. Aéroport. Recherche du bon terminal. Attente du bus menant au terminal. Stress. Contrôles. Avion en retard. Attente. Puis une fois installées confortablement dans l'avion, ils nous annoncent que ce retard était du à "une vérification de l'appareil étant donné qu'il fut touché par un éclair durant le vol précédent". Rassurant. 2h. Voilà la France. De nuit. Le 13 juillet. Fête Nationale. La terre brille, étincelle, flamboie ! Un bon moyen de terminer un périple portugais.

A ne pas rater !

.Elevator de Santa Justa

.Castelo de Sao Jorge

.Monasteiro Sao Vicente de Fora

.Sintra:
 .Palacio da Penna
      
 .Castelo dos Mouros
      
 .Palàcio Nacional de Sintra
          
 .Quinta da Regaleira

.Fondation Calouste Gulbenkian

.Museu arqueologico do Carmo

.Eglise de Sao Roque

.Monasteiro dos Jeronimos

.Tour de Belèm

Quelques bonnes adresses

Pâtisseries

.Confeitaria Nacional
Praça da Figueira, 18B

.Antigua Confeitaria de Belem
84 rua de Belem

.Cafe a Piriquita
Rua das Padarias, Sintra

Restaurants

.Chapito
1-7 costa do Castelo

.O Cantinho da Rute
79-79A rua Sao Miguel

mardi 26 août 2014

Juste pour le plaisir !

Une courte rétrospective sur les portraits féminins depuis 500 ans nous fait remonter dans le temps ! Le tout accompagné d'un doux morceau de Bach joué par Yo Yo Ma (Unaccompanied Cello Suite No.1 in G Major), c'est vraiment impressionnant.





Lisonne: une ville pleine de surprises ! J.5

J.5

7h15. Le réveil sonne déjà (malheureusement). C'est ça de vouloir absolument prendre la ligne 28 ! Mais avant, direction la Confeitario Nacional pour déguster de délicieuses pâtisseries accompagnées d'un onctueux chocolat chaud. Rassasiées nous retrouvons l'arrêt du tram, mais cette fois nous sommes à peine une dizaine à attendre. Après avoir admiré les différents monuments et points d’intérêts de la ville, nous nous arrêtons dans le quartier de Graça. 10h14. Pas un chat dans la rue. Nous nous promenons tranquillement profitant du soleil frais du matin. Nous arrivons alors au Largo da Graça, une petite place tranquille entourée d'immeubles aux azulejos flamboyants. Puis nous arrivons au Miradouro Nossa Senhora do Monte où en plus d'une énième splendide vue, se trouve une petite chapelle datant de 1243 sur la place où le premier évêque de Lisbonne, Sao Gens, fut supplicié. Profitant de cette sublime vue, et de cette atmosphère paisible, nous nous posons pour déguster une figue achetée dans un petit magasin local.


La journée continua doucement au grès des aléas de la ville. Un peu de shopping. Beignets de morues pour le déjeuner. Marche dans le Bairro Alto et le Chiado. Pause au bord de la mer. Recherche d'un bar. Nous ne l'avons pas trouvé. Petit restaurant à tapas. Hôtel.



lundi 25 août 2014

ROCK EN SEINE 2014 J.3

J.3


17h45: Selah Sue


La belle Selah Sue nous emporte avec un mélange de soul, de pop et de reggae que l'on reconnait tout de suite. Ambiance détendue et heureuse, sa voix si particulière nous fait danser sur un rythme original. Surtout que l'on voit sur son visage qu'elle aime purement ce qu'elle fait. Alors, on a encore plus envie de se laisser aller au son cadencé de cette jeune belge. Une chanteuse qui sait séduire son public !


18h45: Janelle Monaë


Janelle, une véritable "electric lady" ! Sa musique soul, funk et hip-hop a su séduire le public français. En même temps avec une énergie pareille accompagnée d'une mise en scène impressionnante, il est difficile de ne pas se laisser prendre au jeu ! Elle nous emporte dans un son rythmé qui donne envie de sauter toujours plus haut ! L'atmosphère légère et enjouée entraîne même les moins connaisseurs. En effet, elle réussit à faire s’asseoir presque toute la foule attroupée autour de la scène. Puis couronner ce succès elle se laisse porter par le public aux cris hystériques. Un très bon souvenir !


22h: Queens of the Stone Age


Du pur Rock'n'Roll ! Ce mélange de genres, du blues au métal réunit toutes sortes de personnes. Ce mix engendre une ambiance bien à elle ! Pas frénétique comme l'électro, mais pas non détendue. Un entre deux qui plait au plus grand nombre. On passe d'une mélodie reposante à un son métalleux nous faisant sauter un bras levé vers le ciel ! Un grand moment du festival !



Le plus


Les arts se rencontrent avec le studio 13/16 du Musée George Pompidou ! En effet, entre les concerts nous avions la possibilité de faire nos propres pochoirs pour illustrer un sac, ou d'utiliser la technique de la sérigraphie dans les pas du grand Andy Warhol !







ROCK EN SEINE 2014 J.2

J.2


18h45: Clean Bandit


Une mauvaise organisation nous fait arriver un peu en retard. Alors avec la fameuse technique de la chenille on se faufile doucement mais surement parmi la foule. Une fois notre place trouvée nous prenons le spectacle en route. L'ambiance est au rendez-vous. Une ambiance relaxe et joyeuse. Ayant la place pour danser: on en profite ! Puis lorsque les premières notes de leur célèbre morceau (Rather Be) débute, un cri s'élève de l'attroupement et d'une seule voix un peu désordonnée, tout le monde se met à chanter.


20h45: Portishead


Nous ne connaissons pas vraiment ce groupe en arrivant, alors nous sommes plus que surprises au son des premières notes ! En effet, leur style est plus qu'original en mélangeant du hip-hop avec des touches jazz et électroniques. On se laisse alors aller au gré d'un rythme marqué. Plus que marqué même, un de leur morceau étant tellement puissant que les boules quiès ne suffisent pas à protéger nos tympans. On sent alors les ondes se propager en nous. La gorge qui vibre. Comme un courant d'air sur les jambes. Un vrombissement dans le ventre. Des sensations pas désagréables, mais un son tout de même exagérément fort ! Je vous met une vidéo de ce morceau sachant que vous n'allez rien entendre, mais juste pour que vous puissiez un peu mieux vous imaginez l'instant si vous ne l'avez jamais vécu.


23h: The Prodigy


Ce groupe électro envoie du lourd. Connu dans le monde entier, il ne faut pas avoir peur d'affronter une masse comprimée et désordonnée ne nous laissant plus contrôler nos mouvements et la fureur des Pogos, pour profiter de ce spectacle. Le public est en furie avant même l'apparition des artistes tant attendus ! Puis, au lancement de la première note c'est l'emportement. On se laisse happer par le rythme et on saute dans tous les sens. Tout en essayant de ne pas perdre ses proches ! Cette musique provoque l'adrénaline. Il est impossible de ne pas être pris par l'enthousiasme du public en même temps que la fièvre du rythme. Mais il est vrai qu'il faut aimer être bousculé dans tous les sens pendant plus d'une heure !




samedi 23 août 2014

Rock En Seine - 2014 J.1

J.1

Après 30 minutes de marche jusqu’à l'entrée et après avoir récupéré nos magnifiques bracelets, la fête peut commencer. Toujours autant de monde: des personnes de tous genres, de tous styles. Déguisements. Punk. Maquillage voyant. Masques terrifiants ... Toujours plein de cadeaux: Bières. Sacs. Lunettes. Chapeaux. C'est sympa parfois la pub !

1e stop: Gary Clark Jr.

La Grande scène est déjà bien remplie. Pas grave. On se glisse à travers la foule jusqu'à ne plus pouvoir avancer. Là, l'effet musicale qu'apporte un concert live se met en marche. On se laisse aller au son de la mélodie .... Notre corps entre en rythme. On lève nos mains au ciel. On saute. On crie. On chante. On sourit. On danse. On s'éclate tout simplement !


2e stop: Crystal Fighters

Une musique nous attire. On se laisse guider. Puis l'on arrive devant un groupe habillé en mode "hippi-indien" avec des couronnes à plumes. Le son séduit nos oreilles. Allons-y ! L'ambiance est à l'amour et l'amitié. Le chanteur, un peu hippie, demande au public de faire un câlin à ses voisins. Tout le monde est de bonne humeur. Danses. Sauts. Chants. Sourires ... Une bonne découverte ! 


3e stop: The Hives

Arrivée 20 minutes avant. On arrive à avoir une place à peut-être 30 mètres de la scène ! Mais juste à côté d'un Pogo et non ça n'est pas vraiment mon truc ... Surtout quand ma pote se rend compte une dizaine de minutes après le début du concert qu'elle a perdu son portable. Bref ! Sinon c'était un tuerie ! Ambiance mortelle. Tout le monde se pousse. La mise en scène est déjantée. Les musiciens courent partout. Groupe à fond. Le chanteur lui aussi saute de part et d'autre de la scène ! Du vrai Rock quoi ! 


4e et dernier stop: ARCTIC MONKEYS

Il faut la mériter sa place près de la scène ... A la fin du concert de The Hives personne ne part. Au contraire tout le monde se pousse vers l'avant. Conséquence: On est coincées, squeezzées, immobilisées au milieu d'inconnus. Impossible de faire un mouvement sans toucher quelqu'un. 1 heure à attendre comme ça ! Ah il faut le vouloir ! Quelque malaises ont lieu ... Mais bon au moins nos "voisins" sont sympas. Puis surtout: ça en vaut vraiment le coup ! L'ambiance de folie quand le groupe fait son apparition ! Le cri de la foule s'intensifie ... Hop ! Flash de lumière et c'est parti ! On chante, pardon crie, les paroles tout en sautant et dansant. La mise en scène est impressionnante ! On en prend autant dans les yeux que dans les oreilles. Je ne regrette pas d'avoir attendu. Enfin, le rappel ... je n'y croyais vraiment pas, mais ils sont revenus. Alors pour en profiter pleinement: retirage de boules quies. LET'S GO ! Malgré une certaine arrogance venant du chanteur, ce groupe est tout même effarant !



Lisbonne, une ville pleine de surprises ! J-4

J.4

Après une bonne nuit de sommeil, un surplus de pâtisseries Piriquita font office de petit-déjeuner. Puis, direction la cuisine pour préparer le pique-nique. Pain. Fromage. Jambon. On fourre le tout dans un sachet en plastique et nous sommes prêtes. Nous sautons dans le métro linha azul direction le célèbre musée Gulbenkian. Nous arrivons sur une grande rue dont le nom n'est pas indiqué sur la carte. Nous partons alors dans une direction pensant être la bonne. Après une bonne trentaine de minutes de marche et aucun panneau indiquant le musée en vue, nous demandons notre chemin. Ces derniers nous renvoient de l'autre côté de la route. Nous cherchons encore une vingtaine de minutes. Marre. Une dame nous dit alors que nous nous trouvons à l'opposé du musée, qu'il faut reprendre le métro. QUOI ? Retour à la case départ. En fait nous étions sorties par la mauvaise issue, du coup nous n'avions pas vu le panneau indiquant le musée. Enfin. Après une heure à tourner en rond, nous arrivons finalement à destination.

La fondation Calouste Gulbenkian tient son nom d'un riche homme d'affaires arménien de l'ère pétrolière, qui fut également un important collectionneur d'art. Il raffolait notamment d’œuvres originaires d'Europe et d'Orient. Après sa mort, l'ensemble de son patrimoine fut légué à l'Etat. Alors en 1956 la fondation fut créée après la demande testamentaire de ce grand collectionneur. Mais ce n'est qu'en 1969 que le musée ouvrit dans un style art nouveau construit par l'architecte Frank Lloyd Wright. Ce musée, un des plus beaux d'Europe, réunit environ 6000 pièces et présente une collection permanente originale et captivante. Elle va de l'art égyptien, à l'art islamique, en passant par l'art européen. Il faut se laisser emporter à travers ces différentes époques, où aucune pièce ne se ressemble. L'exposition se déroule donc en deux parties. Tout d'abord l'Art Oriental et Classique, soit l'Egypte, la Grèce, Rome, l'Orient Islamique, et l'Extrême-Orient. La partie islamique est une des plus impressionnantes. Laissez vous surprendre par ces délicates céramiques et ces imposantes tapisseries. Puis, cette section se termine par l'Art de la Chine et du Japon où un grand nombre de porcelaines sont à admirer. L'exposition continue avec l'Art Européen. Nous observons alors des enluminures, des tapisseries, ou encore du mobilier du XIe au XXe siècle. Mais ce n'est pas tout. La visite se poursuit à travers des sculptures et peintures du XVe au XVIIIe siècle où l'on retrouve les plus grands. Jean de Liège. Corot. Ruysdael. Rubens. Rembrandt. Antonio Rosselino. Rodin. Fragonard. La Tour. Houdon. Gainsborough. Turner. Millet. Lépine. Manet. Renoir. Monet. Puis, la visite se termine par l'Art Nouveau avec la présentation d'un ensemble de bijoux et de verreries du fameux René Lalique.


Après cette plongée dans un monde de génie, nous décidons d'attraper la célèbre ligne 28 du tramway pour faire un tour de la ville. Quand je dis "célèbre" je n'exagère pas. En arrivant à l'arrêt une longue queue de touristes sous un soleil de plomb nous salue. Après une quinzaine de minutes et aucun tramway à l'horizon, nous décidons de prendre la ligne 12 où nous serions sures de trouver une place. Bonne décision. Notre petit tour de tramway terminé, nous visitons le museu arqueologico do Carmo dans le Bairro Alto. Nous arrivons au milieu de majestueuses ruines d'une église gothique du XIVe siècle détruite par le terrible séisme de 1755. C'est dans ce décor hors du temps que l'on trouve quelques pièces archéologiques telles des poteries, des bas-reliefs, des azulejos, ou encore des tombeaux romans et gothiques.


Notre journée se prolonge avec la visite de la grandiose église de Sao Roque. Ce chef d'oeuvre baroque italien fut réalisé à l'origine à Rome au XVIIIe siècle, puis démonté pour être construit à Lisbonne sous l'ordre du roi Joao V. Cette église est composée de matériaux nobles et précieux tel que de l'ivoire, de l’agate, de l'or et de l'argent. La chapelle la plus chère au monde s'y tient notamment. Malheureusement, la façade fut détruite par le tremblement de terre qui ravagea Lisbonne.


Cette longue journée emplie de mille et une merveilles se termine par un magnifique couché de soleil en haut du mirador Santa Catarina.

vendredi 22 août 2014

Lisbonne, une ville pleine de surprises ! J-3

J.3

7h. Ouch c'est dur ! Aujourd'hui nous abandonnons la capitale pour quelques heures: destination Sintra. Arrivées à la gare. 8h15. Deux extraordinaires portes nous accueillent, la gare formant une architecture exceptionnelle. Ces murs sculptés laissent admiratifs. 40 minutes de train plus tard nous arrivons à bon port (enfin quai !). Cette petite ville ne laisse pas de marbre sachant qu'en son sein et aux alentours se trouvent des merveilles de l'architecture ! Achat d'un ticket de bus et nous sommes parties pour un périple sur des routes étroites et sinueuses.


Premier stop: Palacio da Penna. Avant d'accéder à ce fabuleux palais une dizaine de minutes de marche s'impose à travers le magnifique parc de 200 hectares englobant cette réussite architecturale. Non je n'en fais pas des caisses. Lorsque vous arrivez en haut de la colline vous êtes forcément bouche bée devant ces couleurs chaudes et ce mélange architectural. En effet, nous nous promenons parmi un style mauresque, baroque, mais aussi gothique, renaissance, ou manuélin ! Cette perle fut réalisée par le baron Ludwig von Eschwege sous l'autorité du roi Ferdinand II. Malheureusement ce dernier ne pu pas profiter de ce chef d'oeuvre sachant que la construction, qui débuta au XIXe siècle, s'acheva l'année de sa mort en 1885.


Deuxième arrêt: Castelo dos Mouros. Il ne faut pas espérer atteindre cette splendide muraille en quelques enjambées. Une petite ascension nous mène jusqu'à l'endroit désiré. Là du château il ne reste plus que le mur d'enceinte s'étalant sur une sinueuse falaise. Construite au VIIIe ou IXe siècle, cette muraille nous renvoie à une autre époque où il fallait se rapprocher des cieux pour se protéger. Il est alors très agréable (et quelque peu fatiguant) de se promener jusqu'à la tour surplombant la montagne où une vue à 360° est là pour nous récompenser.



Troisième halte: Palàcio Nacional de Sintra. Ce palais situé au centre de la ville interroge par ses deux gigantesques cheminées en forme de cône émergeant de son édifice. Ce bâtiment classé au patrimoine mondial de l'Unesco fut tout d'abord le fruit des Maures au Ve siècle. Puis au XIVe siècle, un grand nombre d'éléments architecturaux furent reconstruits par le roi Joao 1e. On retrouve donc le style mauresque, mais aussi manuélin.


Quatrième et dernière escale: Quinta da Regaleira. Ce palais accompagné de son mystérieux parc doit être l'un des souvenirs les plus prenant de ce voyage. L’atmosphère mystique qui y règne ne peut vous laisser indifférents. Vous êtes forcément emportés dans cet univers magique qu'offrent ce palais et ses jardins. Ce chef d'oeuvre fut édifié au XXe siècle par le riche Antonio Augusto Carvalho Monteiro et l'architecte Luigi Manini. Le palais s'impose dans un style romantico-passéiste tout en retrouvant parfois le gothique, le manuélin ou le renaissant. Après avoir admiré cette accumulation de sculptures, le labyrinthe naturel vous ouvre ses portes. Nous avons alors passé des heures à parcourir les merveilles dont recèle ce jardin. Le plus impressionnant reste ce puits initiatique rejoignant les tréfonds de la terre à l'aide d'un escalier s'étalant sur neuf niveaux. En haut le soleil envahit votre vue. Mais au fond, vous êtes entourés de la pénombre donnant sur un tunnel ténébreux. Vous pouvez alors emprunter différents tunnels (une lampe torche est fortement conseillée) menant aux divers points d’intérêt du parc. Un autre lieux insolite est ce petit pont surplombant une cascade et un lac, telle une contrée magique d'un conte de fée.


jeudi 21 août 2014

Lisbonne: Une ville pleine de surprises ! J-2

J.2

8h. J'émerge lentement d'un sommeil de plomb. Le soleil transperce les rideaux. La couette se trouve à moitié par terre et l'autre moitié entortillée autour de ma cheville. A deux pas, Juliette se lève lentement. Douche. Brosse à dent. Vêtements. C'est parti ! Pour le petit-déjeuner, nous avons trouvé des pasteis de nata sur la place Dom Pedro IV, le tout accompagné d'une mangue pas assez mure.

Une fois rassasiées nous prenons la route del Castelo de Sao Jorge situé au sommet de la ville aux sept collines. Ce château fut construit au Ve siècle par les Wizigoths. Il fut ensuite visité par les Maures au IXe siècle, avant de devenir la résidence royale de plusieurs seigneurs portugais. Le premier roi à l'occuper fut Don Alfonso Henriques en 1147. Malheureusement il ne reste plus que des ruines à cause du catastrophique séisme de 1755 qui frappa Lisbonne de plein fouet. Alors en se promenant parmi ces incroyables vestiges on essaye de s'imaginer le nombre de personnes ayant foulé cette terre des siècles avant nous.




Le château se situant dans le quartier de l'Alfama nous nous sommes perdues dans les petites rues enchevêtrées les unes dans les autres de ce magnifique quartier. J'avoue que j'ai un coup de cœur pour ce labyrinthe d'artères montant ou descendant laissant seulement la place aux piétons de passer. Nous avons d'ailleurs trouvé un endroit plus qu'accueillant au milieu de ce dédale de ruelles. Un petit bar à tapas où l'on déjeune serrés les uns aux autres au milieu d'un décor très chaleureux.

Notre journée continue du côté de Graça. Nous arrivons face à l'imposant monastère Sao Vicente de Fora où bizarrement personne ne se presse. Nous nous dirigeons alors vers l'entrée et sans une minute d'attente nous nous retrouvons à l’intérieur parmi ces impressionnantes salles. Plus nous avançons et plus nous nous sentons seules. Surtout qu'aucunes indications ne guident nos pas. Ainsi nous nous promenons à notre guise dans ces grands couloirs (et escaliers) vident. Une porte s'ouvre alors sur un cloître grandiose aveuglant de ses pierres blanches. Puis, nous tombons sur une exposition de 38 panneaux d'azulejos représentant les fables de notre fameux la Fontaine. Ces remarquables céramiques content de nombreuses fables dont nous avons à peine entendu parler. L'occasion de découvrir plus que les classiques ! Notre visite continue jusqu'au remarquable toit du monastère. Un incroyable espace vide et éblouissant de soleil nous fait face offrant une vue imprenable sur la ville. L'occasion de prendre des photos sur pied sans craindre une mauvaise âme passant par là. Un monastère s'accompagnant toujours de sa cathédrale, nous découvrons cette monumentale architecture. Ces deux édifices furent réalisés par l'architecte italien Filippo Terzi entre 1582 et 1627. Mais avant, un premier monastère fut érigé en 1145 par le roi Alfonso Henriques.






Après une petite limonade au miel sur une petite terrasse, nous reprenons notre chemin. Notre journée se termine alors sur la Rua da Prata. La rue reliant la Praça da Figueira et la Praça da Commercio dans une ambiance festive grâce aux quelques groupes musicaux s'y produisant et aux restaurants proposant différents mets.






mercredi 20 août 2014

Lisbonne. Une ville pleine de surprises ! J-1



Me voilà donc partie pour ma première aventure autonome accompagnée de ma meilleure amie Juliette !
On a eu la chance de pouvoir passer 6 jours dans la capitale du Portugal cet été. On organisa ce voyage une semaine avant du coup je n'avais pas vraiment eu l'occasion de me renseigner sur la ville et ce qu'elle offrait. C'est pourquoi je fus agréablement surprise de notre séjour: il n'y eu quasiment pas une fausse note !

J.1

   Lever. 6H45. On finit la valise. Oups le chargeur ! Douche. Petit-déjeuner. 8h05. En retard comme d'habitude ! J'attrape ma valise et file retrouver la voiture de Juliette. 
40 minutes de voiture plus tard, l'aéroport Roissy Charles De Gaulle se dresse devant nous. Porte 53. Bisous. Au revoir. L'enregistrement déjà fait via internet, nous nous présentons aux contrôles. Rien en métal sur moi. Ouverture de la valise pour sortir les liquides dans leur pochette 20x20 et mon appareil photo. Passage du portique. C'est bon ! Nous récupérons notre valise et nous arrivons 1h20 en avance à la porte d'embarquement ... Ha l'attente dans les aéroports ! En plus une mauvaise surprise nous attend lorsque l'embarquement débute. Un seul bagage à main est autorisé, le sac à main étant considéré comme un à part entière. Panique à bord ! Il faut caser tout notre sac à main dans la petite valise bien pleine ... Heureusement une inconnue nous propose de prendre quelques affaires avec elle. OUF ! Après cet instant de stresse nous voilà assises au milieu d'une centaine de personnes, prêtes à décoller.


A l'arrivée des bus nous amènent à l'aeroporto sous un soleil plombant. Là nous faisons face à un dilemme: métro ou bus ? L'habitude prenant le pas, le métro l'emporte. 20 minutes à tirer notre valise dans deux métros différents avant d'arriver (enfin !) sur une magnifique place. Puis à une centaine de mètres près notre hôtel-Guest House nous attend dans un superbe immeuble orné d'azulejos bleus (carreaux de céramiques typiques de Lisbonne !). The Imperial Guest House nous accueille alors avec d'interminables escaliers ! Heureusement le responsable arrive à notre rescousse en se chargeant des valises. Après un charmant accueil, nous découvrons une petite chambre bien entretenue et très agréable. Le temps de se changer et d'envoyer des petits messages à nos parents: "On est bien arrivées ! Tout va très bien. Bisous !" nous sommes parties pour notre première expérience lisboète.


Pour le premier jour, nous avions prévu de visiter les quartiers Baixa et Rossio à deux pas de notre hôtel. Mais il faut avouer qu'une fois dans le centre nous sommes à deux pas de tout !
Nous nous baladons alors sur la Praça Dom Pedro IV ornée de ses carreaux noirs et blancs.Puis, nous nous retrouvons sur la Praça Da Figueira au centre du quartier.


Dans une rue perpendiculaire, nous passons devant le magnifique ascenseur de Santa Justa. Cet elevator fut édifié par Raoul Mesnier du Ponsard en 1902, un étudiant du grand Gustave Eiffel. En effet, on retrouve cet enchevêtrement métallique caractéristique de la Tour Eiffel. Cette oeuvre architecturale est la seule du style néogothique de Lisbonne. De plus, elle ne permet pas seulement de satisfaire l’œil du spectateur, il s'agit bien d'un ascenseur reliant les quartiers de Baixa et de Bairro Alto entre eux. Une fois à l’intérieur on croit être retourné au XXe siècle ! La cabine est conduite par un homme tenant une manivelle en fer forgée qui ne semble pas avoir été modifiée depuis sa création. Une fois arrivé en haut, il est possible de grimper un élégant petit escalier en colimaçon afin de se retrouver au sommet de cet elevator. La vue à 360° est alors à couper le souffle !


   
Nous continuons notre balade en rejoignant le bord de mer et la Praça Da Commercio.Cette gigantesque place fait face à l'eau bleu chantant sa douce mélodie ne donnant qu'une envie : plonger en son cœur. Mais malheureusement le quai n'est pas aménagé pour pouvoir se rafraîchir dans l'eau glacée de l'Atlantique. Nous nous contentons alors d'une glace au bord de l'eau !


Notre journée se termine dans le quartier de l'Alfama où nous découvrons l'épatante façade de la Casa dos Bicos. Ce bâtiment fut construit au XVIe siècle et appartenait au gouverneur du Portugal en Inde, Afonso de Albuquerque. C'est un des rares édifices à avoir survécu au violent tremblement de terre de 1755. De nos jours la fondation du célèbre lauréat portugais José Saramago s'y tient. Après avoir acheté quelques cartes postales et une traditionnelle boîte de conserve, nous retournons sur la grande place Dom Pedro IV. Puis, une bonne pizza dans l'estomac, nous rentrons rompues dans notre petite chambre.