Après une bonne nuit de sommeil, un surplus de pâtisseries Piriquita font office de petit-déjeuner. Puis, direction la cuisine pour préparer le pique-nique. Pain. Fromage. Jambon. On fourre le tout dans un sachet en plastique et nous sommes prêtes. Nous sautons dans le métro linha azul direction le célèbre musée Gulbenkian. Nous arrivons sur une grande rue dont le nom n'est pas indiqué sur la carte. Nous partons alors dans une direction pensant être la bonne. Après une bonne trentaine de minutes de marche et aucun panneau indiquant le musée en vue, nous demandons notre chemin. Ces derniers nous renvoient de l'autre côté de la route. Nous cherchons encore une vingtaine de minutes. Marre. Une dame nous dit alors que nous nous trouvons à l'opposé du musée, qu'il faut reprendre le métro. QUOI ? Retour à la case départ. En fait nous étions sorties par la mauvaise issue, du coup nous n'avions pas vu le panneau indiquant le musée. Enfin. Après une heure à tourner en rond, nous arrivons finalement à destination.
La fondation Calouste Gulbenkian tient son nom d'un riche homme d'affaires arménien de l'ère pétrolière, qui fut également un important collectionneur d'art. Il raffolait notamment d’œuvres originaires d'Europe et d'Orient. Après sa mort, l'ensemble de son patrimoine fut légué à l'Etat. Alors en 1956 la fondation fut créée après la demande testamentaire de ce grand collectionneur. Mais ce n'est qu'en 1969 que le musée ouvrit dans un style art nouveau construit par l'architecte Frank Lloyd Wright. Ce musée, un des plus beaux d'Europe, réunit environ 6000 pièces et présente une collection permanente originale et captivante. Elle va de l'art égyptien, à l'art islamique, en passant par l'art européen. Il faut se laisser emporter à travers ces différentes époques, où aucune pièce ne se ressemble. L'exposition se déroule donc en deux parties. Tout d'abord l'Art Oriental et Classique, soit l'Egypte, la Grèce, Rome, l'Orient Islamique, et l'Extrême-Orient. La partie islamique est une des plus impressionnantes. Laissez vous surprendre par ces délicates céramiques et ces imposantes tapisseries. Puis, cette section se termine par l'Art de la Chine et du Japon où un grand nombre de porcelaines sont à admirer. L'exposition continue avec l'Art Européen. Nous observons alors des enluminures, des tapisseries, ou encore du mobilier du XIe au XXe siècle. Mais ce n'est pas tout. La visite se poursuit à travers des sculptures et peintures du XVe au XVIIIe siècle où l'on retrouve les plus grands. Jean de Liège. Corot. Ruysdael. Rubens. Rembrandt. Antonio Rosselino. Rodin. Fragonard. La Tour. Houdon. Gainsborough. Turner. Millet. Lépine. Manet. Renoir. Monet. Puis, la visite se termine par l'Art Nouveau avec la présentation d'un ensemble de bijoux et de verreries du fameux René Lalique.

Après cette plongée dans un monde de génie, nous décidons d'attraper la célèbre ligne 28 du tramway pour faire un tour de la ville. Quand je dis "célèbre" je n'exagère pas. En arrivant à l'arrêt une longue queue de touristes sous un soleil de plomb nous salue. Après une quinzaine de minutes et aucun tramway à l'horizon, nous décidons de prendre la ligne 12 où nous serions sures de trouver une place. Bonne décision. Notre petit tour de tramway terminé, nous visitons le museu arqueologico do Carmo dans le Bairro Alto. Nous arrivons au milieu de majestueuses ruines d'une église gothique du XIVe siècle détruite par le terrible séisme de 1755. C'est dans ce décor hors du temps que l'on trouve quelques pièces archéologiques telles des poteries, des bas-reliefs, des azulejos, ou encore des tombeaux romans et gothiques.

Notre journée se prolonge avec la visite de la grandiose église de Sao Roque. Ce chef d'oeuvre baroque italien fut réalisé à l'origine à Rome au XVIIIe siècle, puis démonté pour être construit à Lisbonne sous l'ordre du roi Joao V. Cette église est composée de matériaux nobles et précieux tel que de l'ivoire, de l’agate, de l'or et de l'argent. La chapelle la plus chère au monde s'y tient notamment. Malheureusement, la façade fut détruite par le tremblement de terre qui ravagea Lisbonne.
Cette longue journée emplie de mille et une merveilles se termine par un magnifique couché de soleil en haut du mirador Santa Catarina.
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