lundi 12 janvier 2015

La minute culturelle: Entrer en relation avec une œuvre

La Danse de Matisse

L’historien de l’art doit être un scientifique sans renoncer à l’amour de l’œuvre étudiée, il doit intégrer l’émotion à sa méthode de travail. Or, c'est l’invisible qui permet de susciter l’émotion : remarquer un détail nous fait entrer dans l’œuvre.
En effet, observer une œuvre c’est entrer en relation avec elle, mais surtout avec l'artiste. Or, l'artiste à pleinement conscience de l'existence de cette relation, c'est pourquoi il compose son oeuvre afin d'entrer en contact avec l'observateur. L'artiste compose le tableau d'une certaine manière afin de guider le regard du spectateur. Pour cela il a à sa disposition tous les moyens qu'il souhaite (couleur, perspective, profondeur, proportion, etc).
Prenons La Danse, pour attirer notre regard sur les personnages l'artiste a utilisé une couleur rouge assez saturée mise en valeur par un aplat de bleu et de vert soit ses couleurs complémentaires. C'est donc bien un détail qui attire notre œil, puis celui-ci à travers une observation prolongée (indispensable à la réelle compréhension d'une oeuvre) distingue de nouveaux détails qui nous sont personnels. C'est pourquoi une véritable relation s'établit entre le spectateur et l'artiste: chaque personne repère des détails différents relevant de leur propre inconscience. 


mercredi 7 janvier 2015

# JeSuisCharlie

Un événement horrible et inhumain.
Des milliers de personnes sont restées sans voix devant cette atrocité.
Une atteinte directe à la liberté d'expression.
Une liberté fondamentale au fondement de notre société, de notre vie.
Moi même au moment où j'écris j'use de ce droit fondamental.
Pourtant un acte inhumain et impardonnable a été fait à son encontre.
Comment des hommes sont-ils capables de réaliser de tels actes ? Je ne sais pas.
Alors rendons hommages à ces personnes tombées sous les armes pour avoir osé prendre une plume et dire la vérité.

Voici une illustration réalisée par Vavi Bouquine en hommage à Charlie Hebdo.

Nous sommes tous Charlie.


dimanche 4 janvier 2015

Niki de Saint Phalle au Grand Palais !




Dates

Du 17 septembre 2014 au 2 février 2015

Grand Palais
3 Avenue du Général Eisenhower, 75008
Galeries Nationales

Quand

Du mardi au vendredi de 10h à 22h (fermeture hebdomadaire le mardi),
le mardi et le dimanche de 10h à 20h.

Note




Le potentiel et la fibre artistique de cette jeune femme au départ mannequin est véritablement exposé dans cette rétrospective. Celle-ci permet de découvrir réellement et entièrement l'oeuvre de cette artiste surtout reconnue pour ses Nanas. On se laisse surprendre par ses autres œuvres reflet d'une vie éprouvante sortant de l'ordinaire. En effet, Niki s'exprime sur des sujets féministes et engagés politiquement, ses œuvres cherchent à faire passer un véritable message et pas seulement à plaire. 








vendredi 19 septembre 2014

Juste pour le plaisir !

Laissez vous emporter par la dextérité de cet artiste inconnu qui manie la peinture avec une facilité déconcertante ! (malheureusement je n'ai pas réussi à l'identifier, il s'agit surement d'un artiste de rue dans un pays d'Afrique).

Désolée je n'ai pas réussi à télécharger la vidéo, mais voici le lien:
 https://www.facebook.com/video.php?v=663916757008222&fref=nf



Enjoy !

mercredi 27 août 2014

Lisbonne: une ville pleine de surprises ! J.6

J.6 (Dernier jour ...)

Au petit matin. Tram. Direction Belém pour notre dernière journée ! Après 30 minutes dans un tramway bondé, nous arrivons. Premier arrêt pour bien commencer: Casa Pasteis De Belem. Oui encore une pâtisserie ! Il faut bien petit-déjeuner. Ce producteur de gourmandises vit le jour en 1837 grâce à un ancien occupant du Monastère des Hiéronymites. En effet, avec la révolution libérale de 1820 tous les monastères furent fermés, donc leurs travailleurs expulsés. Ainsi c'est le seul endroit sur terre où l'on peut déguster les véritables pastéis de Belem, la recette étant tenue dans le secret le plus complet. Du coup, il faut faire la queue avant de déguster ces délices portugais.

Nous continuons sur notre lancée "belèmoise" (What ?) avec la visite du fameux Monasteiro dos Jeronimos accompagnée de sa splendide église. Ça doit être un des monuments les plus impressionnants de Lisbonne. Lorsque vous arrivez en face de cette prouesse architecturale vous êtes déjà abasourdis. Mais une fois dans le cloître, vous êtes bouche bée. Le travail des murs, des portes, des alcôves, des piliers ... J'ai dû prendre une centaine de photos seulement lors de cette visite. Cet édifice inscrit au patrimoine de l'Unesco en 1983 fut construit à partir de 1505 sous l'ordre du roi Manuel I. Il put être réalisé notamment grâce à la découverte de l'Inde par Vasco de Gama en 1495. En effet, une grande partie du paiement se fit grâce à "l'argent du poivre", soit l'impôt retenu sur le commerce des épices indiennes. L’architecture est principalement de style manuélin, mais l'on peut trouver des touches gothiques, renaissances, ou encore classiques ajoutées par différents architectes au fur et à mesure de la construction. L'église quoi que moins impressionnante vaut tout de même le détour car l'on y retrouve ce mélange de style, ainsi que de somptueux vitraux.


Des étoiles plein les yeux, nous continuons notre escapade avec le monument des découvertes. Situé au bord du Tage, il domine le quartier avec ses 52 mètres de haut. Construit dans les années 40 par Cotinelli Telmo, il fait hommage aux expéditions et aux grandes découvertes portugaises du XVe siècle. Trente-trois personnalités sont représentées dont Henri le Navigateur, Alphonse V, Vasco de Gama, Pedro Alvares, ou encore Magellan. Mais je vous avoue que je suis un peu déçue, la tour émergeant des sculptures à un aspect trop industriel selon moi.


Nous continuons alors doucement au bord de l'eau pour rejoindre la mythique Tour de Belèm. Celle-ci se dresse fière à une centaine de mètres de la terre, imposante avec ses dalles blanches et sa haute tour. L'architecte Francisco de Arruda se chargea de sa construction entre 1515 et 1519 sous la direction du roi Manuel I. Cet édifice fut réalisé en l'honneur de Vasco de Gama qui découvrit le Mozambique et l'Inde en 1498. Son dessein originel était de défendre l'accès au port et au Monastère des Jéronimos. Mais cela devint vite inutile. Alors, la tour fut utilisée comme arsenal, prison, point de paiement des taxes, ou encore comme capitainerie. Mais le plus surprenant reste l'emplacement de cette tour. En effet, à l'origine elle était située au centre du fleuve. C'est à cause du raz-de-marée qui accompagna le séisme de 1755 qu'elle se retrouva aussi proche de la côte. Tout comme le monastère, l'architecture de ce monument national mélange les styles. La façade est principalement de style manuélin. Mais au sous-sol se trouve une pièce gothique. De même, la terrasse forme un tout romano-gothique. Puis, la tour se compose aussi d'un donjon roman, d'une loggia renaissance et de dômes mauresques.


Une fois notre pique-nique au bord de l'eau terminé, nous nous dirigeons vers le musée national des carrosses. Il réunit un grand nombre de carrosses, soit d'hippomobiles, de toutes origines. Portugaises. Françaises. Italiennes. Autrichiennes. Espagnoles. Vous avez alors la possibilité de vous balader autour des différents coches allant du plus au moins luxueux. Certains étant purement et simplement des œuvres d'art.


La fin du voyage s'annonce. Nous retournons une dernière fois sur la Praça da Commercio pour déguster une glace au bord de l'eau. Terminer aussi bien que l'on a commencé, c'est ça la clef. Puis, tout s'accélère. Check out. Métro. Aéroport. Recherche du bon terminal. Attente du bus menant au terminal. Stress. Contrôles. Avion en retard. Attente. Puis une fois installées confortablement dans l'avion, ils nous annoncent que ce retard était du à "une vérification de l'appareil étant donné qu'il fut touché par un éclair durant le vol précédent". Rassurant. 2h. Voilà la France. De nuit. Le 13 juillet. Fête Nationale. La terre brille, étincelle, flamboie ! Un bon moyen de terminer un périple portugais.

A ne pas rater !

.Elevator de Santa Justa

.Castelo de Sao Jorge

.Monasteiro Sao Vicente de Fora

.Sintra:
 .Palacio da Penna
      
 .Castelo dos Mouros
      
 .Palàcio Nacional de Sintra
          
 .Quinta da Regaleira

.Fondation Calouste Gulbenkian

.Museu arqueologico do Carmo

.Eglise de Sao Roque

.Monasteiro dos Jeronimos

.Tour de Belèm

Quelques bonnes adresses

Pâtisseries

.Confeitaria Nacional
Praça da Figueira, 18B

.Antigua Confeitaria de Belem
84 rua de Belem

.Cafe a Piriquita
Rua das Padarias, Sintra

Restaurants

.Chapito
1-7 costa do Castelo

.O Cantinho da Rute
79-79A rua Sao Miguel

mardi 26 août 2014

Juste pour le plaisir !

Une courte rétrospective sur les portraits féminins depuis 500 ans nous fait remonter dans le temps ! Le tout accompagné d'un doux morceau de Bach joué par Yo Yo Ma (Unaccompanied Cello Suite No.1 in G Major), c'est vraiment impressionnant.





Lisonne: une ville pleine de surprises ! J.5

J.5

7h15. Le réveil sonne déjà (malheureusement). C'est ça de vouloir absolument prendre la ligne 28 ! Mais avant, direction la Confeitario Nacional pour déguster de délicieuses pâtisseries accompagnées d'un onctueux chocolat chaud. Rassasiées nous retrouvons l'arrêt du tram, mais cette fois nous sommes à peine une dizaine à attendre. Après avoir admiré les différents monuments et points d’intérêts de la ville, nous nous arrêtons dans le quartier de Graça. 10h14. Pas un chat dans la rue. Nous nous promenons tranquillement profitant du soleil frais du matin. Nous arrivons alors au Largo da Graça, une petite place tranquille entourée d'immeubles aux azulejos flamboyants. Puis nous arrivons au Miradouro Nossa Senhora do Monte où en plus d'une énième splendide vue, se trouve une petite chapelle datant de 1243 sur la place où le premier évêque de Lisbonne, Sao Gens, fut supplicié. Profitant de cette sublime vue, et de cette atmosphère paisible, nous nous posons pour déguster une figue achetée dans un petit magasin local.


La journée continua doucement au grès des aléas de la ville. Un peu de shopping. Beignets de morues pour le déjeuner. Marche dans le Bairro Alto et le Chiado. Pause au bord de la mer. Recherche d'un bar. Nous ne l'avons pas trouvé. Petit restaurant à tapas. Hôtel.