Vendredi 5 juin
Une programmation de haut niveau
pour tous les gouts : scènes printemps et été plutôt blooming face à des
scènes automne et hiver plus darks, ainsi qu’une scène ambient expérimentale. Le plus
dur, c’est de choisir. Qui voir ? Quelle ambiance ?
Un Q.G. pour ma part, en
hiver : Len Faki nous a emmené loin avec une techno berlinoise métallique
alors qu’à côté, en automne, Ben Klock annonçait déjà la folie berlinoise qui
se concrétiserait le lendemain avec SA venue (cf. Samedi 6 juin, Marcel Dettmann).
Et The Driver aka Manu le Malin nous a boosté pour le reste de la journée avec
un set d’une puissance électrique qui a su nous faire raver jusqu’à 7h (et non
pas 8h comme prévu … trop de bruit dixit les voisins des alentours !). Et
c’est bien de cela que l’on a eu : du BRUIT ! Mais pas n’importe
lequel, du bon. Parce que OUI, on peut aller au Weather Festival pour la
musique, et pas pour autre chose. Pouvoir se payer le luxe d’avoir des DJs,
parmi les meilleurs au monde, se déplacer, l’espace de quelques heures pour
leur set, à Vincennes pour nous faire vivre certains des plus beaux moments de
notre vie nocturne.
Samedi 6 juin
C’était décidé d’avance, je
devais arriver plus tôt que la veille (0h30) pour danser sur le set de Zadig et
d’Abdulla Rashim en hiver (19h-22h). Mes amis ne s’étant pas réveillés à temps,
c’est seule, entourée de milliers d’inconnus, que j’ai pu commencer la soirée
avec un super set où l’on sentait que les DJs se faisaient plaisir en nous
faisant plaisir : un techno lourde qui n’a pas eu peur de nous faire
trembler. C’est l’avantage d’écouter ces sets en live : le son est
toujours plus fort, et ce n’est pas simplement que dans nos têtes que ça
résonne mais bien dans l’ensemble de notre corps. Ricardo Villalobos en automne
a quant à lui su satisfaire notre soif (mes amis étant arrivés entre
temps !) de sensations toujours plus fortes. Mais c’est surtout la tête
d’affiche de la soirée qui ne m’a pas déçu : Marcel Dettmann. Marcel.
Dettmann. Une légende pour tous ceux qui aiment la techno berlinoise et qui
comme moi, rêvent d’aller l’écouter chez lui, au Berghain. Et donc, comme on ne
pouvait pas aller au Berghain, le Berghain est venu à nous… Un set
époustouflant où chaque morceau nous envoyait des décharges de bonheur,
relançant de plus belle l’hystérie générale. Enfin, un festival qui s’est
terminé, toujours en hiver, avec Collabs 3000 composé de Speedy J et Chris
Liebing qui ont su nous donner l’énergie nécessaire pour danser jusqu‘à 8h du
mat, chaque beat faisant l’effet d’un électrochoc qui permettait de relancer la
machine (en l’occurrence, un corps douloureux de courbatures après plus de 20h
de danse sur l’ensemble du festival).
Une première expérience de
festival techno qui nous a laissé des étoiles plein les yeux, des souvenirs
mémorables et de belles ampoules aux pieds …
Alors oui, certes, on n’a pas pu
tout voir et tout écouter, heureusement pour vous et moi, Arte a filmé une
bonne partie du festival que l’on peut revoir aux adresses suivantes :
Continuez de rÂver.
-écrit par VIC-


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