mercredi 21 mai 2014

Juste pour le plaisir !

Comme quoi l'art peut réunir des inconnus d'horizons différents !
Prenez le temps de regarder cette petite vidéo qui redonne le sourire: une musique sympa, une bonne ambiance ... Il faudrait que ce soit tous les jours comme ça !




dimanche 18 mai 2014

La Nuit des Musées 2014: L'étrange Cité



Dates


Du 10 mai au 22 juin 2014

 

Où 


Au Grand-Palais
3 Avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris 

 

Quand


De 10h à 19h, le lundi, mercredi et dimanche.
De 10h à 0h00, le jeudi, vendredi et samedi.
(fermé le mardi)

 

 Note



Cette mystérieuse exposition à lieu avec le projet Monumenta.  Ce concept unique au monde a été mis en place en 2007 par le Ministère de la Culture et de la Communication. Chaque année un artiste contemporain différent est invité à envahir l'incroyable espace situé sous la nef du Grand-Palais. Ils doivent concevoir une œuvre spécialement pour l'occasion qui occupera à sa manière les 14 000 mètres carrées présents sous la verrière parisienne. Cette année l'honneur est réservé à un couple d'artistes russes, Ilya et Emilia Kabakov.


Qui ?

Ilya Kabakov est né en 1933 à Dnipropetrovsk en ex-URSS. Il s'agit d'un artiste majeur sur la scène international. Il réalisé différents travaux artistiques: des installations, des peintures ou encore des sculptures.
Emilia Kabakov est née en 1945 dans la même ville. Diplomée de la Faculté de Musique de Moscou, elle sera conservatrice de musée et marchande d'art à partir de 1975 à New-York.
Leur travaux réunissent des éléments conceptuels avec ceux de la vie de tous les jours. De plus, même s'ils restent profondément attachés au contexte de l'Union Soviétique, leurs œuvres ont tout de même une dimension universelle.

Organisation 

Un parcours a été mis en place par l'artiste lui même. Le spectateur doit passer par neuf salles différents tout en déambulant dans la cité.
(Un plan est fourni à l'entrée)


Mon expérience

L'arrivée

Après une organisation de dernière minute, je réunis mes affaires, claque la porte et saute dans le bus pour attraper le train, direction: Paris 8e ! Je retrouve une amie dans le train, puis nous rejoignons Vavi à l'arrêt Champs-Elyées Clémenceau.
Une fois revenue à l'air libre face à l'imposante statue du Général De Gaulle, on remarque alors le monde. Oui, une foule s'étend devant nous. Chaque trottoir contenant une queue plus que longue ! En même temps, c'est pas tous les jours que les musées sont gratuits ! Alors prenant notre courage à deux mains nous plongeons dans cette mer humaine jusqu'à l'entrée de l'exposition Monumenta. Et là ... La magie de Paris opère encore une fois ! Nous avons choisi la seule exposition où la queue ne fait que quelques mètres. Le sourire aux lèvres nous pénétrons donc à l’intérieure de la nef. Je ne me lasserais jamais de cette extraordinaire verrière laissant passer les rayons orangés d'un soleil couchant jusqu'à nous ... Puis, après avoir longé un long et imposant mur immaculé de blanc, mon regard est attiré par une étrange structure.

La coupole

On se retrouve devant une énorme coupole changeant de couleur au rythme d'étranges et puissants sons. En effet, elle est inspiré par la théorie du musicien russe Alexandre Scriabine. Celui-ci a créé un orgue lumineux permettant une harmonie entre les sons et couleurs, grâce au système de la synesthésie. On retrouve ce concept chez le compositeur Richard Wagner avec son idée d’œuvre d'art totale. Celle-ci consiste en une union entre tous les arts ayant pour dessein le reflet de l'unité de la vie.
Cette coupole de 20 tonnes fut tout d'abord construite pour un opéra. Mais elle est maintenant utilisée pour divers évènements. 


L'entrée dans la Cité

Ce reste de porte rappelle les ruines des temples romains dressées là en souvenir d'un temps révolu. Ce vestige symbolise l'entrée dans cette cité de l'étrange, car une fois à l’intérieur vous quittez la vie parisienne pour pénétrer dans un rêve ... 


Le musée vide

La découverte d'un rêve débute avec cette étrange salle où rien n'est visible, mais tout est là. Les murs peints en rouges sont éclairés ici et là d'un halo de lumière désignant l'emplacement de tableaux inexistants. Puis au centre, d’accueillant fauteuils nous invite à prendre place. Dans ce mystérieux endroit, l'artiste invite le spectateur à laisser ses pensées vagabonder au grès de La Passacaille du fameux Jean-Sébastien Bach. Ce musée vide expose donc des sons au lieu de tableaux.



Manas

La visite continue dans une salle suffocante où s'entasse un public hétéroclite. Au centre, une immense maquette présente une ancienne ville tibétaine. Cette ville utopique de Manas était présente dans le pays mythique de Shambhala. Celle-ci était séparée en deux entre le niveau terrestre et celui de la vie quotidienne. De plus, les montagnes l'entourant permettent aux habitants de rester en lien avec le cosmos et le spirituel. 



Ce projet de ville utopique où les habitants vivraient heureux en harmonie se retrouve dans la pensée de nombreux philosophes ou architectes.
Prenons l'exemple de Voltaire qui dans son ouvrage Candide décrit l'existence d'une ville utopique: l'Eldorado. En effet, ce petit village reclus du monde entre de hautes montagnes, réunit richesse, bonheur et harmonie !   




Le centre de l'énergie cosmique

(Ça c'est du nom !)
La maquette présente au centre de la salle, regroupe trois bâtiments. Soit le réservoir antique de l'énergie cosmique, le Centre de l'énergie cosmique et le laboratoire de communication avec la noosphère. Ces infrastructures sont composées de paraboles de pierres pour capter l'énergie, située sous la terre. Puis, à la surface se trouvent des laboratoires ou des amphithéâtres, qui ont un inclinaison de soixante degrés (comme les petits bonhommes que l'ont retrouve aux angles des bâtiments). L'artiste a choisi cette angle, car il permet le déversement de l'énergie cosmique sur terre !



Pour réaliser ces maquettes, Ilya Kabakov s'est inspiré de l'antiquité où l'on retrouve des construction possédant une telle inclinaison. En effet, les pyramides égyptiennes, les ziggourats mésopotamiennes ou encore Delphes et Lhassa, ont une inclinaison de soixante degré. Aujourd'hui certains bâtiments suivent ce modèle, comme la Tour de Tatline ou la tribune pour orateur d'El Lissitzky.

 

Enfin, l'artiste essaye surtout d'expliquer les liens entre le passé et les mondes imaginaires à travers cette construction. 

Comment rencontrer un ange

Cette salle a pour but de nous expliquer comment rencontrer un ange. Selon Ilya Kabakov, cette rencontre est possible dans certaines conditions. Lorsque notre vie atteint un passage difficile, extrême. Différentes présentations de cette rencontre sont donc disposées, c'est à vous de vous y plonger pour comprendre cette aspiration vers le ciel.
Cette figure est très présente dans l'oeuvre d'Ilya Kabakov car il a subit le stalinisme de plein fouet et, à travers ce messager aux ailes immaculées, il nous rappelle qu'il est impossible de survivre sans espoir ni spiritualité. Il nous renvoie à une aspiration au bonheur et à la raison qu'il ne faut pas négliger.


L'artiste décrit un protocole pour arriver à cette rencontre surnaturelle. Il affirme qu'il faut enfiler une paire de fausses ailes blanches, puis, seul, s’assoir sur une chaise sans rien faire pendant cinq à dix minutes. Une fois terminé il faut voguer à vos occupations sans sortir de sa chambre. Puis, deux heures s'étant écoulées on doit alors répéter l'action précédente. Pour obtenir le but rechercher, il faut absolument effectuer cet exercice quotidiennement pendant deux à trois semaines.

Les portails

Lorsque que l'on pénètre à l’intérieur de cet espace, une installation attrape le regard et questionne. Une porte ouverte, seule, ne menant nul part, est positionnée au centre. Elle pose le problème de la distinction entre l'intérieur et l’extérieur. Puis, tout autour un même sujet est décliné à l'aide de techniques et couleurs changeantes à travers douze tableaux distincts. Ils sont composés d'un paysage où l'on distingue au loin une porte à différentes étapes de la journée. Cette série de tableaux rappelle les œuvres impressionnistes, ainsi que Paul Cézanne et son fauvisme. C'est comme si, l'artiste avait voulu laisser de côté l'art contemporain l'espace d'un instant.
A travers ces portails, Ilya Kabakov a voulu que le spectateur est le rôle principal dans son oeuvre. Celui-ci doit s'approprier l'espace, sachant que les portails représentent les grandes étapes de notre vie. Oui, on a tous à un moment ou un autre du passé une porte, faire un choix, abandonné une vie pour une autre ...

La chapelle blanche

On pénètre dans une salle au murs blancs entrecoupés de morceaux de peintures. Celles-ci rappellent les fresques présentent dans les anciennes églises. Mais, la blancheur des murs semblent s'emparer petit à petit de ces peintures, ici des souvenirs de l'artiste. En effet, l'on peut apercevoir des images de la propagande soviétique en partie englouties par le temps. Notre mémoire effaçant progressivement nos souvenirs ...


La chapelle sombre

Pour finir cette mystérieuse promenade, le visiteur se retrouve à nouveau dans un salle rappelant une église de la Renaissance à la lumière tamisée. Cette fois les murs sont couverts de quatre imposantes peintures aux couleurs sombres, rappelant l'époque baroque et partiellement effacée à certains endroits. De la même façon, elles évoquent des souvenirs de la période soviétique ou d'évènements singuliers de la vie de l'artiste associés les uns aux autres sans véritable liens. Cela désigne peut-être l'enchevêtrement de nos souvenirs au fond de notre mémoire. En effet, ne vous arrive-t-il pas de confondre un souvenir avec un autre ?

Conseils

Il est préférable d'éviter la foule, donc essayer d'y aller en semaine.
De plus, d'après mon expèrience, je pense qu'il faut effectuer un premier tout de la cité à sa guise sans aucunes explications, afin de se concentrer sur nos propres sentiments. Puis recommencer en suivant le parcours indiquer tout en lisant les explications.

Le plus

Une application smartphone a été spécialement créé pour l'occasion ! Elle apporte des explications et des conseils en plus, tout en vous tenant informer de la programmation.

 
En effet, des évènements sont organisés: des performances, ou la diffusion de films.
Une performance (à laquelle je n'ai malheureusement pas pu participer)
En plus, vous pouvez faire un petit coucou aux visiteurs de la Cité des Sciences via un petit robot !

(Les visages sont floutés pour garder la vie privée de ces personnes)

Compléments 

Voici la vidéo présentant l'exposition :



Une petite interview de l'artiste Ilya Kabakov :

 https://www.youtube.com/watch?v=V7PcwjlFIGM

Pour le plaisir






 

 


 

samedi 10 mai 2014

Sur les pas de Van Gogh ...


Dates


Tous les ans !
Cette année, l'Auberge Ravoux (dite la Maison de Van Gogh) est ouverte du mois de mars, au moi d'octobre.


Place de la Mairie,
Auvers-sur-Oise, 95430
(Oui, c'est un peu loin ...)
Pour plus de détails: http://www.maisondevangogh.fr/fr/index4.1.php

Quand


Du mercredi au dimanche de 10h à 18h (dernière entrée à 17Hh30).

Notes (/4)




Mercredi dernier lors d'une sortie avec ma très chère professeure de philo, nous avons suivi les pas d'un génie jusqu'au fin fond du 95 à Auvers-sur-Oise. Après une bonne heure de bus, nous sommes arrivés comme de vrais touristes dans un petit village tranquille entouré de champs, mais à seulement 30 km de Paris !

" Auvers est bien beau ... réellement, c'est gravement beau, c'est de la plein campagne caractéristique et pittoresque ! "
- Lettre de Van Gogh à son frère Théo, 21 mai 1890 -

Mon expérience

Après un petit pic-nique bien mérité au pied d'une statue de Vincent Van Gogh, nous nous sommes dirigés jusqu'à la fameuse Auberge Ravoux.


Cette Auberge a accueilli Van Gogh durant les soixante-dix derniers jours de sa vie en 1890. En effet, il décida de loger à Auvers-sur-Oise en suivant les conseils de son psychiatre docteur Gachet. Vivant grâce au soutient de son frère Théo, Van Gogh s'installa dans une modeste chambre de 7 m2. Pendant ses dernières semaines, il passa des journées entières à travailler sur ses toiles. En effet, en soixante-dix jours, il peindra quatre-vingt toiles. 
                                                                                                                                                                                                                                                                                                   Lorsque son frère n'avait pas eu le temps de réapprovisionner Van Gogh en toiles. Ce dernier allait diner à l'Auberge Ravoux et piquait des torchons qu'il substituait à ses toiles !
Finalement son séjour se terminera tragiquement la semaine du 27 juillet. Selon la version officielle, Van Gogh essaya de se suicider mais échoua. Alors pendant deux jours avec le soutient de son jeune frère, il agonisa. Aujourd'hui la chambre où il disparu est surnommée "la chambre du suicidé". Depuis ce jour plus personne ne voulut la louer, c'est pourquoi les lieux sont toujours intactes aujourd'hui. On se retrouve donc dans la chambre d'origine d'un génie de la peinture. Il n'y a pas grand chose à voir, mais beaucoup à imaginer ... 



Après avoir arpenté les salles lourdes de souvenirs, un documentaire nous fut présenté reprenant la vie de Van Gogh à Auvers à travers ses écrits illustrés par ses œuvres.

Puis notre aventure campagnarde sur les pas d'un génie reprit. Nous suivîmes les indications dont est parsemé le village, jusqu'à arriver à une magnifique chapelle représentée par Van Gogh dans un de ses tableaux. 



Notre promenade continue avec un endroit moins accueillant, le cimetière d'Auvers-sur-Oise, où se trouve les tombes de Vincent et Théo Van Gogh. Deux tombes imposantes recouvertes de lierres se présentent face à nous. Le silence qui nous entoure ajoute à la tension environnante ...


Pour retrouver le chemin du château d'Auvers-sur-Oise, un petit tour par les magnifiques champs de blé était obligé ! Surtout que le soleil nous invitait à courir au milieu des longues tiges de blés !




Nous avons marché une bonne vingtaine de minutes dans les petites rues du village avant de nous rendre compte que nous nous étions perdus ! On finit malgré tout par retrouver la chemin ... de la vérité ? Non, juste le chemin du château.




Enfin, dernière visite de la journée: la château des impressionnistes ! Construit en 1635 par Zanobi Lioni, un riche financier proche de Marie de Médicis, il nous propose un parcours multimédia "au temps de impressionnistes". On découvre alors l'histoire de ce mouvement, le contexte historique ainsi que les différents artistes y prenant part. Cela nous permet d'améliorer nos connaissances d'une façon ludique !


Conclusion

Cette visite nous permet donc de rentrer d'une certaine façon dans l'intimité de la vie d'un grand artiste, en comprenant plus amplement le mouvement impressionniste. Le tout ponctué d'agréables paysages. Mais personnellement, je trouve que cela manque de véritables œuvres à apprécier.

Conseils

Cette visite permet de se changer les idées de la ville, tout en nous faisant découvrir un autre visage de Van Gogh. Il faut donc aimer se promener à la campagne !

Le plus

Un tableau devrait bientôt prendre place dans la chambre de Van Gogh afin de réaliser son rêve.
"Un jour ou un autre, je crois que je trouverai moyen de faire une exposition à moi dans un café"
- Confession de Vincent à son frère Théo -
Alors jeter un coup d’œil de temps en temps pour vérifier si le tableau a pris place !   www.vangoghsdream.org

Un Parcours

Voici un parcours proposé par le site d'Auvers-sur-Oise !
https://maps.google.fr/maps/ms?ie=UTF8&oe=UTF8&msa=0&msid=109875712666075311894.0004814d8b618b03305a1

Le site officiel: http://www.surlespasdevangogh.fr/

Pour le plaisir


jeudi 1 mai 2014

La Pause Ciné


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Je vous annonce l'arrivée d'une nouvelle rubrique portant sur le cinéma et la musique :
La Pause Ciné ou Le temps d'une Musique
Summer qui vient tout droit du Caire, vous fera partager son avis sur différentes créations afin de vous guider et de vous faire découvrir de nouveaux films ou de nouvelles musiques !
A chaque fin d'article sera donnée une note et vous pourrez ajouter vos points de vu en commentant autant que vous le voulez !

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Chers lecteurs, bienvenu dans ma rubrique ! Tous les 1er du mois, j'écrirai un article concernant un film ou un morceau de musique et vous ferai part de mon avis. 

Aujourd'hui, je vais vous parler d'un film qui me plaît énormément: Fight Club.


« Nous sommes des êtres physiques, qui avons oublié les plaisirs de l'animalité. Nous étouffons à l'intérieur d'un monde virtuel et irréel, et nous ignorons nos propres capacités de survie faute de les mettre à l'épreuve. » (Chuck Palahniuk)

Présentation


Fight Club est un thriller américain sorti en 1999 et réalisé par David Fincher. Ce film est d'ailleurs l'adaptation cinématographique du roman éponyme de Chuck Palahniuk, publié en 1996. C'est, en fait, une satire sociale qui met en scène Edward Norton, Brad Pitt et Helena Bonham Carter.

Résumé


Je vous raconte rapidement l'histoire sans vous dévoiler le "final twist".
Le narrateur du film est un homme qui souffre d'insomnie et qui, dans une tentative pour s'en soigner, s'inscrit à des thérapies de groupes. Cela fait l'effet d'un remède car ces séances lui permettent de s'extérioriser et de trouver le sommeil. Or, lorsqu'une autre intruse du nom de Marla Singer fait son entrée dans ces groupes, cela trouble le jeune homme et son insomnie le reprend. Mais sa rencontre avec Tyler Durden fait prendre à sa vie un nouveau tour. C'est avec cet étrange personnage qu'il va fonder le "Fight club" réservé aux hommes et dans lequel prennent place des combats. Ce club secret et clandestin attire peu à peu de nouvelles recrues qui se battent pour évacuer leur mal-être par la violence.

Mon Avis


Au vu des innombrables combats qui s'y trouve, je pense que je déconseillerais ce film aux âmes sensibles et aux enfants. C'est, en effet, un film assez violent et viril qui traite des questions philosophiques et psychologiques importantes et pose une réflexion sur la société de consommation et la publicité, sur la douleur, le mal-être causé par une société qui nous étouffe. Les membres du Fight Club sont des hommes frustrés par ce système et qui cherchent à échapper au malaise qu'il cause. Ils vivent dans un monde où la publicité est reine car elle a façonné des idéaux de vies et a forgé des murs tout autour pour retenir les individus emprisonnés dans ce qui a l'apparence d'un bonheur confortable et concret, mais qui n'est en réalité qu'une suite d'affiches et d'objets inutiles, donnant l'illusion d'être nécessaires. La publicité pousse à la consommation et donne l'impression que l'accumulation de biens matériels peut conduire au bonheur, or ce n'est pas le cas. Le fight club regroupe des hommes désenchantés et désillusionnés qui cherchent à s'échapper de cette trompeuse réalité en se battant, car combattre est pour eux un moyen d'expérimenter des sensations et de ne plus craindre la douleur, l'échec et le combat dans une société où ils sont engourdis par cette fausse idée de bonheur, de confort et de sécurité que créé la publicité et la société de consommation. La rencontre avec le personnage de Tyler Durden change leur vies. De nature impulsive, cet homme charismatique, anticonformiste, énigmatique et sûr de lui-même, exerce fascination et admiration chez le narrateur et les membres du fight club qui l'érigent en maître et font de lui leur leader. C'est pour cette raison que lorsque le fight club change et évolue en un mouvement terroriste et révolutionnaire, personne ne trouve rien à redire et tout le monde suit les ordres de Tyler, sans se poser de questions. L'anticonformiste de Tyler évolue et il commence à avoir une attitude de rejet et de destruction envers les institutions et la morale. L'histoire, très prenante, se termine par "un coup de théâtre" qui surprend, voire choque, le spectateur. Je ne puis vous en révéler sa nature, mais je vous garantie que vous n'êtes pas au bout de vos surprises et de vos peines ! 

En somme, je pense que c'est un film qui vaut le détour, car, en plus d'un scénario prenant, les acteurs sont fantastiques et l'on s'attache rapidement à ces "types" portés à l'écran.
 
Voilà voilà, j'espère vous avoir donné envie de le regarder. Bisous et à la prochaine pour un nouvel article !
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Fight Club

Genre:                       Thriller, drame
Sortie:                       1999
Réalisateur:              David Fincher
Scénariste:                Jim Uhls
Écrivain (roman):    Chuck Palahniuk
Acteurs:                    Edward Norton, Brad Pitt et Helena Bonham Carter 
Prix:                          Nominé aux Oscars (Academy Awards) de l'année 2000

Déconseillé au moins de 16 ans et aux âmes sensibles