Dates
Du 20 novembre 2013 au 19 mai 2014
Où
Sèvres, Cité de la céramique
2, place de la Manufacture
92310 Sèvres
Quand
Tous les jours sauf le mardi.
De 10h à 17h (jusqu’à 19h vendredi, samedi et dimanche)
Picasso. Un génie de la peinture. A l’origine du
cubisme. Artiste mondialement connu. Un des fondements de notre culture
générale … Pourtant, il nous cache des choses ! Oui, peu de monde connaît son
talent de céramiste ! Moi même je l’appris grâce à cette exposition ! Un voile
de plus levé sur cette impressionnante figure …
Je me suis donc empressée de visiter cette
exposition, d’autant plus qu’il ne reste plus qu’un mois pour en profiter !
Dans le même temps, j’ai embrigadé Vavi, de Vavi Bouquine, avec moi ! Après un
déjeuné, pas très raisonnable je l’avoue, nous sommes allées nous régaler les
yeux.
Circonstances
Déjà quarante années se sont écoulées depuis la
disparition de cet artiste … Mais son ombre plane et planera toujours au dessus
du monde artistique !
Cette exposition est donc une commémoration du «
Grand », mais en le découvrant sous son visage de céramiste. Alors, pourquoi ne pas parler de redécouverte ?
Et oui, tous les artistes sont des êtres
humains, et tout homme est complexe !
Organisation
Le parcours se fait sur quatre salles.
Il est organisé sur différentes thématiques, ce
qui change des expos chronologiques !
160 pièces sont présentées, ainsi que 158 moules
en plâtre utilisés pour la reproduction de certaines céramiques (patience …
c’est précisé plus bas !).
Commissaires de l’exposition: Joséphine Matamoros et Bruno Gaudichon
Mon expérience
L’arrivée
Avec un estomac bien rempli et Vavi à mes côtés, nous nous sommes donc dirigées vers le Musée. Là, un bâtiment imposant nous accueille. Bizarrement, un panneau nous indique que l’accueil se situe derrière l’entrée principale. On suit alors bêtement les indications … On arrive finalement dans une allée vide, devant un autre bâtiment n’indiquant aucun signe de vie (oui la cité de la céramique est immense ! Je vous fais un petit topo après). Alors, on retourne à l’entrée principale, où se situe effectivement l’accueil. Donc ne faites pas comme nous, allez au plus simple : l’énorme porte devant l’énorme portail !
Enfin, nous somme tout de même arrivée à destination, avec une bonne surprise : pour les 6-26 ans la place est à 2€ et on a entièrement accès au musée !
Pour arriver à la fameuse exposition de Picasso, on passe tout d’abord par un imposant escalier de marbre. Puis, il faut parcourir les magnifiques salles de l’exposition permanente. Entre de nombreux Sèvres, on peut tomber sur un vase de Pierre Soulages, ou encore celui de Chu Teh-Chun, ou pourquoi pas une sculpture en biscuit de porcelaine dure de Louise Bourgeois.
Avec un estomac bien rempli et Vavi à mes côtés, nous nous sommes donc dirigées vers le Musée. Là, un bâtiment imposant nous accueille. Bizarrement, un panneau nous indique que l’accueil se situe derrière l’entrée principale. On suit alors bêtement les indications … On arrive finalement dans une allée vide, devant un autre bâtiment n’indiquant aucun signe de vie (oui la cité de la céramique est immense ! Je vous fais un petit topo après). Alors, on retourne à l’entrée principale, où se situe effectivement l’accueil. Donc ne faites pas comme nous, allez au plus simple : l’énorme porte devant l’énorme portail !
Enfin, nous somme tout de même arrivée à destination, avec une bonne surprise : pour les 6-26 ans la place est à 2€ et on a entièrement accès au musée !
Pour arriver à la fameuse exposition de Picasso, on passe tout d’abord par un imposant escalier de marbre. Puis, il faut parcourir les magnifiques salles de l’exposition permanente. Entre de nombreux Sèvres, on peut tomber sur un vase de Pierre Soulages, ou encore celui de Chu Teh-Chun, ou pourquoi pas une sculpture en biscuit de porcelaine dure de Louise Bourgeois.
![]() |
| Louise Bourgeois, Nature Study, 2003 |
Finalement, un petit escalier en colimaçon nous amène à la
rétrospective de Picasso. Les choses sérieuses commencent …
L’exposition: Première Salle
Après une petite lecture en guise de mise en bouche, la première
salle nous introduit l’œuvre de Picasso à travers un film. Une petite séance de cinéma s’improvise, dans le noir,
chaises alignées, accompagnée de quatre autres personnes. Ce fut presque une
séance privée ! Le documentaire nous décrit Picasso à travers des témoignages,
des photos de ses œuvres, et la technique de fabrication. On apprend alors
comment Pablo Picasso s’est retrouvé face à la céramique à partir de 1946.
« JE NE CHERCHE PAS, JE TROUVE ».
Il trouva donc une boule de terre et en fit trois petites sculptures. C’est le
début d’une nouvelle aventure.
A ce
moment là une de ses œuvres apparaît à l’écran :
Moi : « on dirait quelqu’un qui se tient le nez »
Vavi : « non, c’est plutôt un requin sortant des profondeurs »
Finalement, une fois coloré, on se rend compte qu’il s’agit d’un cavalier sur un cheval. Comme quoi, chacun interprète une pièce à sa façon !
Tant que ça touche le spectateur, c’est le principal.
Moi : « on dirait quelqu’un qui se tient le nez »
Vavi : « non, c’est plutôt un requin sortant des profondeurs »
Finalement, une fois coloré, on se rend compte qu’il s’agit d’un cavalier sur un cheval. Comme quoi, chacun interprète une pièce à sa façon !
Tant que ça touche le spectateur, c’est le principal.
Ce petit film un peu long, nous apprend aussi que la céramique
n’est pas seulement un travail d’artisanat pour Picasso. Pour lui, il s’agit d’approfondir sa connaissance du volume et
de la peinture. En effet, peindre de la céramique n’est pas si simple ! Il
ne suffit pas d’une couleur et d’un pinceau ! Les couleurs sont muettes en céramique. C’est-à-dire
qu’un noir peut donner dix teintes différentes selon la cuisson ! Mais Picasso
surmonte cet obstacle et s’approprie
cette technique, il l’a fait sienne :
« IL NE FAIT PAS DE LA CÉRAMIQUE, IL FAIT DU PICASSO »
(protagoniste du documentaire).
Picasso observait toujours le tourneur, même quand celui-ci travaillait sur une pièce ne lui étant pas
destinée. Une fois, il l’arrêta net dans
son travail, alors que celui-ci était en train de réaliser un vase. Habitué, le tourneur se sépara de sa pièce et
en débuta une autre. Tandis que
Picasso, s’appropriant la pièce faisait d’un simple vase, une œuvre d’art.
On apprend aussi à quel point la vie de Picasso en méditerranée l’influença. Ainsi que l’antiquité, la corrida, ou tout simplement ses proches.
Deuxième Salle
Ca y est, le film terminé, une deuxième salle s’offre à nous.
Celle-ci est plutôt consacrée à la technique.
Des moulages blancs sont présentés, la salle étant ici plus axée sur la
plastique, que sur la couleur.
Le plus : Des moulages sont mis à disposition de nos sens tactiles !
Le plus : Des moulages sont mis à disposition de nos sens tactiles !
Troisième Salle
La troisième salle nous présente les sources d’inspiration de Pablo Picasso.
On promène alors notre regard sur des céramiques allant du 4e siècle avant J-C, à celles du 18e siècle.
On promène alors notre regard sur des céramiques allant du 4e siècle avant J-C, à celles du 18e siècle.
Quatrième Salle
La quatrième et dernière salle, réunit toutes les œuvres de
l’artiste présentes pour cette exposition. Aucun circuit n’est indiqué, on
divague alors entre les différentes œuvres classées par thèmes. Je suis même
arrivée à perdre Vavi quelques instants !
Après avoir vogué à notre gré parmi les plus belles céramiques que
j’ai pu observé, l’exposition s’achève. En me laissant plein d’images colorées
en tête ! Notamment la première sculpture d’assemblage exposée par Picasso, Femme
aux cheveux verts.
![]() |
| Femme aux cheveux verts, juillet 1948 |
Puis, on doit à nouveau parcourir un escalier, un peu moins étroit cette fois, avant d’arriver dans les salles où se situent les œuvres permanentes. On pu alors continuer à errer à travers de magnifiques céramiques.
Récap sur Picasso
Rencontre avec la céramique
A partir de 1946, Pablo
Picasso s’installe à Villauris, au
bord de la Méditerranée, où se situe
l’atelier Madoura tenu par Suzanne
et Goerges Ramié. Par la suite, ils s’unissent pour créer les éditions Madoura-Picasso. Mais Pour
cela, ils durent mettre en place des procédés de reproduction spécifiques à la
céramique. Picasso réalisa environ 4000
oeuvres originales entre 1946 et 1969.
Le procédé de reproduction
Picasso réalise ses oeuvres à sa manière. Puis celles-ci sont
reproduites au coup de pinceau prés par des céramistes professionnels. Ou
alors, des moules du travail original sont effectués. Pour éviter toutes
copies, chaque pièce est estampillée.
La technique de Picasso
En plus des outils classiques du céramistes, Picasso utilise tout
ce qui lui passe sous les doigts: du carton ondulé, au bout de tissu. Puis ce
sont ses mains qui finalisent le travail. Ce qui ne faut surtout pas oublier,
c’est que Picasso ne se considérait pas comme un céramiste. Il utilisait cette
technique en se l’appropriant à
travers sa création artistique.
Les thèmes favoris de Picasso
La mythologie : Il reprend notamment la figure du faune, les centaures, la chouette d’Athéna, ou les guerriers grecs
La mythologie : Il reprend notamment la figure du faune, les centaures, la chouette d’Athéna, ou les guerriers grecs
“C’EST CURIEUX; À PARIS JE N’AI JAMAIS DESSINÉ DE FAUNES, DE CENTAURES
OU DE HÉROS MYTHOLOGIQUES; ON DIRAIT QU’ILS NE VIVENT QU’ICI”
(en Méditerranée)
La tauromachie : Pour lui, ce thème représente la dualité (ombre/lumière, bien/mal, violence/douceur…). En effet, on la retrouve en particulier dans la corrida, durant laquelle le taureau affronte le torero. De plus, la corrida est liée à la figure du Minotaure, soit une créature mi-homme, mi-taureau, issue d’une union entre une femme et un taureau.
![]() |
| Corrida, scène de pique, 1951, terre cuite |
Avant la Seconde Guerre Mondiale (années 1920-1930), Picasso reprit souvent le thème de la corrida et du Minotaure, car la zoophilie était un tabou, notamment pour les bourgeois.
Ses proches : Il effectue souvent le portrait de sa famille et de ses amis
![]() |
| Portrait de Jacqueline, 1956 |
Le plus
Un parfum a été
spécialement créé pour cette exposition par le parfumeur Alexis Dadier. Alors que
votre odorat reste en alerte ! Il est diffusé dans la deuxième salle
…
Personnellement, je pense que mon odorat ne doit pas être assez développé !
Personnellement, je pense que mon odorat ne doit pas être assez développé !
La Cité de la Céramique
Cet établissement fut créé en janvier 2010, grâce à l’union entre le Musée national de
céramique et la Manufacture nationale de Sèvres. Cette cité rassemble vingt-cinq bâtiments classés monuments historiques, situés sur quatre hectares de terrain.
La Manufacture fut abritée dans des bâtiments spécialement construits
pour elle à partir de 1756. Puis, ce
n’est quand 1824, que le Musée
céramique et vitrique fut inauguré. Finalement, il faut attendre 1876 pour que la Manufacture et le
Musée soient réunis dans ces bâtiments.








Un article super complet, qui rend bien compte de cette superbe expo que nous sommes allées voir ! (Souvenir ému de ces nems pré-expo... *-*)
RépondreSupprimerMerciii Vavi !!! On y retournera t'inquiètes pas ;)
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