jeudi 7 mai 2015

Interview : Alma Rosaz - photographe

Bonjour Alma Rosaz et merci d'avoir accepté de répondre à mes questions !
Peux-tu te présenter pour les lecteurs du blog qui ne te connaîtraient pas ?

 

Hey ! Merci à toi de m'accorder un article sur mon travail dans ton blog ! 
Alors, je m'appelle Alma Rosaz, j'ai 19 ans. Je suis actuellement en deuxième année d'étude de photographie à "University of the Arts of London".

Quand as-tu commencé à t'intéresser à la photographie ? 


Mon intérêt pour la photographie remonte à mon enfance. Depuis toute petite je passe mon temps le nez dans les albums de famille, chez mes grands-parents et chez moi, on doit en avoir des centaines en tout. J'ai toujours été attiré par les photos et l'idée de préserver un moment, un instant unique, de le garder à vie dans un album ou un cadre. Ça m'a toujours fasciné. J'ai réalisé qu'une photo était un souvenir physique. 

Ensuite, en grandissant, j'ai décidé de faire de petits films avec le vieux caméscope de mes parents. Puis un jour, en 2007, à l'âge de 11 ans, j'ai trouvé dans les affaires de mes parents un appareil numérique. Je le leur ai pris, l'ai emmené en vacances avec nous pendant lesquelles j'ai pris des tas de photos avec mes cousines. Et c'est de là que tout est parti ! J'ai ensuite vite décidé de faire des shooting photos avec mes copines, en utilisant des milliers d'accessoires. C'est alors devenu une activité du weekend. C'est comme ça que tout a commencé ! 

Une photo, un photographe t'aurait-il marqué quand tu étais plus jeune et guidé vers cette voie ?


La photographie qui m'a vraiment marqué et qui m'a incité à étudier la photo est Annie Liebovitz. Je l'ai découverte grâce à ma professeure d'art plastique quand j'étais en Première (11th grade, à la American International School of Lagos, au Nigéria). Dès que j'ai vu le travail d'Annie, je me suis rendue compte qu'il était possible de percer dans ce monde et que la photographie étant un média à travers lequel un artiste pouvait créer son propre univers. 

Natalia Vodianova représentée par DNA Model Management: photo de Annie Liebovitz

Willie Nelsonphoto de Annie Liebovitz

Quand as-tu su que tu voulais consacrer ton métier à la photographie ?


J'ai su que je voulais devenir photographe quand ma professeure d'art plastique de Première a découvert mes photos et m'a dit que je devais en faire mon métier et que mes photos étaient de l'Art.
Et puis bien sûr, le travail et le succès d'Annie Leibovitz ont joué aussi.

Dans quel métier de la photographie aimerais-tu te spécialiser ? 


J'aimerais me spécialiser dans les photos de magazine de mode et plus spécifiquement dans la mode Enfants. Mon rêve serait de travailler pour le MILK Magazine. 

Quel est ton sujet favori ?


J'aime beaucoup le monde imaginaire. C'est-à-dire créer des mondes et des atmosphères non réels et apporter de la magie à une mise en scène un utilisant des accessoires. 

Qu'est-ce qui te séduit dans cet art ?


Ce qui me séduit dans la photographie c'est cette habilité à pouvoir  raconter une histoire et communiquer des émotions à travers une image figée, sans mouvements, contrairement aux films.

Exerces-tu d'autres formes artistiques ? 


J'ai beaucoup peint et dessiné jusqu'à mes 17 ans, mais j'ai vite arrêté quand je suis rentrée à l'université. 

Quelques conseils pour ceux qui se lancent dans le monde de la photographie ?


Le conseil le plus important et crucial que je donnerais est de pousser ses limites, créer les idées que l'on a dans sa tête et foncer ! Il faut être ambitieux et ne surtout pas perdre confiance en soi ! 

Aussi, il faut beaucoup regarder les magazines, les sites photos, les pages photos Facebook et aller à des expositions pour s'en inspirer et ensuite faire de plus belles photos ! 

La technique vient en dernier. Je pense que si on naît photographe, la technique est acquise naturellement. Bien sûr, il faut prendre des cours pour comprendre ce qu'est la vitesse, l'ouverture et le ISO et comment marche Photoshop, mais pour moi, le plus important c'est l'idée derrière la photo et son message.

Pour retrouvez Alma Rosaz :


Quelques photos pour découvrir Alma Rosaz :


samedi 2 mai 2015

Jean-Paul Gaultier au ... GRAND PALAIS !




Dates

Du 01 Avril 2015 au 03 Août 2015.

Grand Palais
3 Avenue du Général Eisenhower, 75008
Galeries Nationales

Quand

Du mardi au vendredi de 10h à 22h (fermeture hebdomadaire le mardi),
le mardi et le dimanche de 10h à 20h.

Note (/4)




Sur les pas du retentissant Yves Saint Laurent, Jean Paul Gaultier investit le célèbre Grand Palais de son vivant !

Cette rétrospective, qui n'en est pas vraiment une, nous plonge dans l'univers hétéroclite, anticonformiste, délirant et libre du fameux styliste français Jean Paul Gaultier. Les différentes thématiques des salles nous font voyager dans les divers mondes caractérisant l'évolution de ses collections. Il s'inspire de différents univers poétiques de Jean Cocteau à Jean Genet, en passant par Jacques Prévert, afin de créer son propre monde. Pour lui, un défilé est une mise en scène, il doit raconter une histoire, faire rentrer les spectateurs dans son univers; c'est pourquoi chaque collection est unique et originale. 

La scénographie thématique nous dévoile différentes passions caractéristiques du parcours de Jean Paul Gaultier. Voici un bref avant goût de ce que vous découvrirez: 

Une salle est dédiée aux déclinaisons de sa célèbre marinière: robe, pantalon, chemise, portez cette juxtaposition de lignes comme vous le souhaitez ! On découvre notamment l'origine de ce fameux motif qui remonte à l'enfance : 
"J'aime depuis toujours l'aspect graphique, architectural de la rayure. Ma mère m'habillait avec des pulls marins, il vont avec tout. C'est un basique, un vêtement qui ne se démodera probablement jamais." (J-P Gaultier)



Jean Paul Gaultier est aussi celui qui a réintroduit le corset dans la tenue vestimentaire comme revendication de la liberté féminine. Madonna, une des principales effigies de ce styliste, a adopté le corset, elle affirme notamment : 
"Je trouve les corsets Gaultier très sexy. Les porter, c'est pour moi une façon très personnelle de m'exprimer. Seul le port forcé du corset est opprimant. [...] Quand on le détourne de sa fonction initiale, le corset devient un symbole de pouvoir et de libération sexuelle."


Cet artiste est aussi reconnu pour son anticonformisme : Il transgresse notamment les tabous de la religion. En effet, il ne cherche pas à représenter une religion en particulier mais au contraire cherche à célébrer la pluralité des croyances parcourant notre monde, aucune critique n'est émise, il souhaite seulement célébrer la beauté présente dans chaque religion.


Cette célébration de la diversité se retrouve dans sa volonté de réunir les genres au sein de ses créations. Pour lui il n'y a aucune limité sociétale, il est totalement libre dans son art et c'est bien là la beauté de l'art ! 
"Je ne crois pas que les tissus aient un sexe", affirme Jean Paul Gaultier.


La diffusion de ses créations au niveau cinématographique nous est aussi présentée. De fait, son originalité en a séduit plus d'un: Luc Besson dans son film le Cinquième Élément, ou encore Pedro Almodovar avec La peau que j'habite. De plus, il est le premier couturier à avoir été membre du jury du festival de Cannes en 2012.

La peau que j'habite

Le Cinquième Elément

Au départ, le Cinquième Elément devait réunir les acteurs Julia Roberts, Mel Gibson et Prince, mais cela ne put se faire faute de financement. Jean Paul Gaultier avait donc conçu le costume de Ruby Rhod joué par Prince. Un jour, il avait rendez-vous avec Luc Besson pour présenter ses créations à Prince. Mais Luc étant en retard, il essaya de présenter son travail dans un anglais approximatif. Pendant sa présentation Prince n'eut aucune réaction, puis plus tard il dit à Luc Besson qu'il avait été amusé par sa rencontre avec Jean Paul Gaultier; en effet, il crut entendre "fuck you" au lieu de "faux cul" !


En résumé, Jean-Paul Gaultier a une vision iconoclaste et libre de notre monde. 

"Je crois qu'aujourd'hui, la façon dont on s'habille est une forme d'expression artistique. Saint Laurent, par exemple, a fait du grand art. L'art réside dans la façon de composer la tenue entière. Prenez Jean Paul Gaultier. Ce qu'il fait est vraiment de l'art."
(Andy Warhol) 


(Désolée pour la qualité des photos, je n'avais que mon portable sur moi)